Il faut parfois savoir bricoler, restaurer, rapiécer, colmater, se transformer en technicien émérite quand
tout va de travers. Me voici donc en salle des machines, j'y suis depuis le début du mois, les mains dans le cambouis, à me demander souvent ce que je fais là mais à aller de l'avant,
vaille que vaille. Over-blog évolue et il me faut bien évoluer avec. J'avais jusqu'au 7 décembre pour cliquer sur un bouton qui allait faire basculer mes feuilles de style (les fameuses CSS) dans
une nouvelle version, version prête depuis un an mais que j'avais été jusque-là autorisé à ignorer, jusqu'à ce qu'un mail d'Over-blog, précisément, vienne m'avertir que si je ne procédais pas à
la migration avant le 8 décembre, boum, je perdrais toutes les personnalisations de mon blog, plutôt nombreuses au demeurant.
J'ai donc cliqué sur le bouton dans les délais, non sans avoir préparé un peu les choses en amont en commençant à me familiariser avec les nouveautés du code dans un blog de test. Quand le
basculement, en vrai, sur Gris-bleu, a eu lieu, la nouvelle version s'est mélangée à l'ancienne. Avec ce que j'avais préparé, j'ai pu préserver néanmoins rapidement l'essentiel de l'apparence du
blog. Plein de choses n'allaient pas mais j'étais optimiste. J'ai continué à travailler les jours suivants, jusqu'à ce que tout se casse bel et bien la figure. C'était hier. Alors je suis reparti
à zéro et j'ai plutôt bien avancé. Jusqu'au soir, où je me suis rendu compte que ma bannière d'en-tête ne voulait plus coller ni à droite, ni à gauche, ni en haut. Moi qui croyais avoir une brave
bannière, aimable, fiable, moi qui l'ai faite avec patience et amour, elle qui me doit tout, l'ingrate ! Me faire ça à moi, son Pôpa !!!
Je vais donc probablement rester encore un peu en gris-bleu de travail, pas très longtemps j'espère, parce que je suis déjà en train de me transformer, lentement mais sûrement, en homme au
bord de la crise de nerf ! Ah, ce serait tellement bien si je pouvais juste boire un verre de gaspacho avec des somnifères, me réveiller quarante-huit heures plus tard et découvrir que mon
blog n'est plus de guingois, comme par magie. Je pourrais enfin parler du bonheur en sachant vraiment de quoi il retourne !
En attendant, voilà pourquoi je semble délaisser mon blog en ce moment, c'est juste que je suis en coulisses à tripatouiller les codes CSS et que j'y passe un temps désespérément long et pénible
que je préfèrerais, de loin, placer ailleurs.
Il va de soi que celui ou celle qui aurait l'élan suicidaire de me poser, par mail ou dans les commentaires, le quart du tiers de la moitié d'une question relative à l'informatique s'exposera à
la force de frappe nucléaire.
Je n'ai rien en revanche contre les pensées chaleureuses, les soutiens, les ondes positives ou les allumages de cierges.