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Mardi 15 avril 2008
Jeudi 10 avril 2008
La double vie de Véronique, de Krzysztof Kieslowski, est un film à la beauté saisissante qui évoque un lien impalpable et mystérieux qui existe entre deux jeunes femmes identiques qui ne se connaissent pas, Weronika en Pologne et Véronique en France. Après sa mort en plein concert, Weronika "survivra" en Véronique. 

La Double vie de Véronique - Irène Jacob
"Weronika, jeune chanteuse à la voix d'or, s'est brûlé un doigt lorsqu'elle était petite. Elle aime les boules de verre et souffre du coeur. Au cours d'un concert à Cracovie, elle a un malaise cardiaque et meurt sur scène. A Paris, Véronique se sent soudainement emplie d'une tristesse qu'elle ne comprend pas. Véronique chante aussi et, petite, a failli se brûler le doigt. Elle aime les balles magiques et souffre, elle aussi, du coeur..."

La Double vie de Véronique - Irène Jacob
Quand j'ai vu La double vie de Véronique au début des années 90, je me rappelle avoir été bouleversé, emporté par l'esthétisme du film, l'incroyable délicatesse d'Irène Jacob et les musiques puissamment évocatrices de Zbigniew Preisner.

A découvrir ou à redécouvrir sur Arte le mercredi 16 avril à 22h45,
avec des rediffusions prévues le jeudi 17 avril à 14h55 et le mardi 22 avril à 14h55.

Pour aller plus loin : La double vie de Véronique, au coeur du film de Kieslowski, Alain Martin, éditions Irenka, 2006. Avec un site internet consacré au livre et au film : doubleviedeveronique.com

Jeudi 3 avril 2008
Mercredi 12 mars 2008
http://www.samuseum.org/files/exhibition/photo21.jpg


L'illusion est presque parfaite de prime abord, la peinture de Walton Ford semble tout droit sortie des pinceaux de quelque ancien naturaliste voyageur. Cet artiste américain reconnu, né en 1960, peint en effet à s'y méprendre à la manière d'un Jean-Jacques Audubon. Mais son propos va plus loin que la simple représentation descriptive. Dans les scènes animalières que représente Walton Ford plane une envoûtante étrangeté faite de cruauté, d'élans mortifères et d'imminence de dangers.

Les éditions Taschen consacrent à Walton Ford un très beau livre en tirage limité intitulé Pancha Tantra (voir chez Deyrolle), à l'occasion duquel l'artiste a réalisé une présentation filmée de son travail dans son studio du Massachusets :



Mardi 4 mars 2008

Adryade
Racines, bois et cire
Création de Charlotte Charbonnel

Une douzaine d'artistes contemporains (dont Charlotte Charbonnel) explorent l'étrange et l'insolite à la galerie Defrost à Paris. Plus que quelques jours pour aller jeter un oeil, l'exposition s'achevant le 8 mars. Mais si vous jetez un oeil, n'oubliez pas de le reprendre en partant, il risquerait de finir sous cloche ou dans un bocal !

Impossible to capture
Galerie Defrost
7 rue du Vertbois
75003 - Paris
Ouverte du mardi au samedi de 14 h à 19 h

Mercredi 16 janvier 2008
Il y en a qui les élèvent, il y en a qui les chassent ou qui les montrent, d’autres qui les réintroduisent dans les Pyrénées. Les ours, Cyriaque Lecomte quant à lui les imagine et leur donne corps depuis bientôt 10 ans. Entretien avec le créateur.

Gris-bleu : Cyriaque, tout d’abord, pourquoi des ours ?

Cyriaque :  Je voulais faire quelque chose d’original, travailler sur un domaine peu exploré. Car il faut préciser que je crée des ours de collection. Ce ne sont donc pas des jouets, ils sont avant tout destinés à des adultes. Je réalise le plus souvent des ours uniques ou de petites séries en éditions limitées

Gris-bleu : Qui achète des ours de collection ?

Cyriaque : Il y a les collectionneurs, qui eux s’intéressent avant tout au style du créateur. Il y a ceux qui offrent un ours en cadeau pour une occasion particulière ou pour décorer une chambre d’enfant. D'autres personnes en font l’acquisition parce qu’elles n’ont pas eu la chance d’en posséder dans leur enfance. Je me rappelle par exemple le cas d'une dame de 85 ans : à sa demande, sa petite nièce était venue passer commande pour elle d’un ours, parce qu’elle n’en avait jamais eu. Dans la plupart des cas je réalise des commandes particulières.

Gris-bleu : Comment travailles-tu concrètement ?

Cyriaque : Je commence par dessiner en annotant mon croquis, comme le ferait un styliste pour un vêtement : matières, coloris etc. Je fais ensuite un patron et monte un prototype en tissu, un brouillon qui me permet de revenir au patron pour le modifier, l'ajuster. Souvent j'ai besoin d'un peu de recul avant d'y revenir. Et puis je me lance dans la confection, en travaillant entièrement à la main, à la manière dont étaient réalisés les premiers ours autrefois.

Gris-bleu : De quels types de matériaux te sers-tu ?

Cyriaque : J'utilise du mohair avec différentes longueurs de poils, des yeux en verre, et des matériaux de rembourage variés comme la laine de mouton, la fibre de bois ou le sable minéral. Mais la liste n'est pas exhaustive étant donné que j'ai dû développer d'autres savoir-faire pour la présentation et l'accessoirisation de mes ours : couture et teinture pour les vêtements, patine ou encore poterie. En ce qui concerne les coloris des vêtements, je travaille d'ailleurs en ce moment à l'utilisation de teintures écologiques. En fait, tout ce que je peux faire à côté des ours proprements dits me plaît beaucoup, je ne m'ennuie pas !

Gris-bleu : Quelle est ton actualité, quels sont tes projets ?


Cyriaque : Dans à peu près un mois, on pourra trouver mes ours à Paris chez Jeanne et Jeremy, au coeur du Village Suisse dans le 15ème arrondissement. Je donne aussi des stages de création dans un vieux manoir à Lisieux. Ces stages ont lieu une fois par mois sur deux jours et sont ouverts à tous ceux qui souhaitent apprendre les bases de réalisation d'un ours.
Quant aux projets, je n'en manque pas ! Je travaille à l'écriture de deux ouvrages, le premier en collaboration avec une anthropologue, le deuxième à destination des enfants. Je réfléchis aussi à la préparation d'un événement pour fêter mes 10 ans de création. Et bien sûr réaliser de nouveaux ours, notamment des éditions limitées.

Merci Cyriaque !

 
Mercredi 17 octobre 2007
Une amie me demandait la semaine dernière si je connaissais Francine Van Hove, il se trouvait que oui : je passais souvent à la galerie Blondel où j'avais pu voir des tableaux de Francine Van Hove, avant que la galerie ne quitte Beaubourg pour s'installer rue Vieille du Temple en 2005. Or en ce moment justement, la galerie Blondel consacre au peintre, jusqu'au 8 novembre, une exposition intitulée Autour d'elles. Fil conducteur de cette présentation, le miroir vient morceler, multiplier le corps et les angles de vue. Mais comme toujours dans les tableaux de Francine Van Hove, on entre dans une douce intimité féminine, une intimité teintée d'abandon, que l'on semble surprendre sans tout à fait y avoir été convié. D'où sans doute cette impression ambivalente, en tant que spectateur, d'être entraîné dans une grande proximité avec les jeunes femmes peintes, tout en étant maintenu à distance et pour ainsi dire exclu.


Tchin-tchin


Les pieds dans les nuages

GALERIE ALAIN BLONDEL
128 rue Vieille du Temple
75003 Paris
Téléphone : 01 42 78 66 67
www.galerie-blondel.com

Blog consacré à F.Van Hove : www.francinevanhove.blogspot.com


Mardi 9 octobre 2007

Après 3 années de travail à suivre Karl Lagerfeld au plus près, dans son quotidien de travail et d'intimité, le réalisateur Rodolphe Marconi consacre au célèbre couturier un film documentaire intitulé Lagerfeld confidentiel qui sort en salle le 10 octobre.
Je suis assez tenté d'aller voir ce film, parce qu'à chaque fois que j'écoute Karl Lagerfeld interviewé je passe un bon moment. J'admire son intelligence, son talent, et par dessus tout son formidable sens de la répartie et du bon sens mêlés. Et si comme chez beaucoup d'autres célébrités, Karl Lagerfeld a un ego hypertrophié, celui-ci a au moins le mérite d'être contrebalancé par de l'auto-dérision, jouant des vanités sans en être jamais complètement dupe. Considérant par ailleurs ce personnage, tellement maintenu dans la rigidité, l'intransigeance et le contrôle de soi, on ne peut s'empêcher d'imaginer au contraire les failles par delà la carapace. Un homme qui affirme que la vulnérabilité lui est étrangère est forcément suspect. C'est précisément là que pourrait résider l'intérêt du film et donc sa réussite, dans la réponse à cette question : que se cache-t-il vraiment derrière ?





Site officiel du film : www.lagerfeldconfidentiel.com

Dimanche 23 septembre 2007
Mission ce matin : acheter des poireaux au marché. Pourquoi des poireaux, je ne sais pas, mais quand j'ai une idée fixe, rien ne m'en détourne...Sauf quand il y a une belle brocante à 100 m de chez moi. Les cheveux encore en pétard, l'oeil mou et le pied traînant, j'ai fait poireauter mon envie de poireaux le temps d'y faire un tour. Il y avait un assez grand choix de mobilier industriel et de bureau des années 50 qui m'a laissé rêveur. Je me voyais déjà en train de meubler mon loft de 2000 m2. Et puis j'ai eu un coup de coeur pour un stand assez différent des autres, avec de l'argenterie et surtout de beaux cadres et lampes patinés qui m'ont tout de suite immédiatement illico fait penser à vous, chers lecteurs. J'ai donc parlé 3 minutes top chrono avec le créateur de ses beaux objets, le maximum que je puisse tenir un dimanche matin en faisant genre que je suis réveillé. Il s'agit d'un sculpteur du nom de Maurice di matteo qui réalise lui-même, et fait réaliser également à Florence, tous ces objets raffinés aux tons passés qui sont en bonne part exécutés d'après des croquis anciens. Maurice di Matteo travaille dans un atelier à Quincy-Voisin, en Seine et Marne, ouvert à la visite sur rendez-vous. Ses créations sont par ailleurs trouvables dans de nombreuses villes  (Enghien, Rennes, Orléans, Asnière...) et certaines peuvent être commandées sur sa boutique en ligne. Si l'on peut regretter que certains liens ne fonctionnent pas encore ou que le choix proposé ne soit pas très large, c'est que cette boutique en ligne est née récemment et ne demande qu'à faire ses premières dents.

CANDELABRE TOSCAN LAMPE 66 CMABAT-JOUR URNE ORNEMENTALEBOUGEOIR CARYATIDE D'INSPIRATION DU XVIIIème SIECLE FLORENTIN LAMPE CARYATIDE D'INSPIRATION DU XVIIIème SIECLE FLORENTIN

Au passé Recomposé

16 rue de Butel - 77860 Quincy-Voisins
Site internet :
www.au-passe-recompose.com

Vendredi 29 juin 2007

Insolite, poétique, intriguant...J'aime énormément.



Vous pouvez découvrir le travail de Carson Ellis sur son blog
ainsi que sur son site officiel.

Bon weekend à tous !


 

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(automatically translated by Google)


J'ai lu, j'ai aimé :

PoursuiteDeLamour.GIFLa poursuite de l'amour
de Nancy Mitford

LamourDansClimatFroid.GIFL'amour dans un climat froid
de Nancy Mitford

AvrilEnchant--.GIFAvril enchanté
d'Elisabeth von Arnim


QuandEtionsOrphelins.GIFQuand nous étions orphelins
de Kazuo Ishiguro

MariageLaMode.GIFUn mariage à la mode
de Joe Keenan
(désopilant !)

AnthropologueDeroute.gifUn anthropologue en déroute
de Nigel Barley
 
 
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