

pas eu le coeur de les laisser. Mais d'autres, peut-être, seraient restés sourds à leur
détresse : les pampilles, en effet, on aime ou on n'aime pas, chapelet ou chapelet pas !




Ce clin d'oeil anatomique est l'occasion de vous signaler que l'esprit des cabinets de curiosités régnera sur Gris-bleu pendant quelques temps. Son fil conducteur sera essentiellement visuel et décliné autour de la photographie, de l'art contemporain, de la taxidermie, du dessin etc. Une thématique qui sera aussi sans doute l'occasion de créations personnelles.

va trouver sa place côté terrasse.



1/ M'approcher de la brocanteuse, faire mon plus beau sourire et commencer une subtile négociation : "Bonjour belle créature, on vous a déjà dit que vous aviez de belles pampilles?"
2/ Aller plus loin.
Choix N°2 adjugé, après un prudent tirage au sort mental. Bien m'en a pris, puisque plus loin je tombais sur un panier de pampilles en verre de la forme et de la taille que je souhaitais.
Et puis j'ai aussi trouvé deux appliques de piano en bronze que je vais conserver patiemment avant de leur dégoter un rôle.
Inutile de vous dire que je suis rentré tout fier de cette mission parfaitement remplie. Je me serais fait harakiri plutôt que vous décevoir ! Je veux dire que je me serais au moins privé de chocolat pendant deux heures !!

On n'est jamais à l'abri d'un coup de foudre : il y a deux semaines, en allant bêtement à la boulangerie du coin, je tombe nez à nez (nez à poignée en réalité) sur
une grande fenêtre d'appartement, abandonnée au milieu d'autres détritus peu fréquentables. Il n'en fallait pas plus pour que je lui offre l'hospitalité et que je la sauve d'une mort certaine
!
Je disais il n'y a pas très longtemps qu'il ne fallait pas négliger les petits objets pour s'encombrer, eh bien il ne faut pas négliger les gros non plus ! Avec cette fenêtre de 2 mètres de
haut, je ne suis pas mal servi.
La question est de savoir ce que je vais en faire...A priori, j'ai envie d'enlever la peinture et de laisser le bois brut. Ensuite, je poserais bien quelques crochets tout autour pour
y suspendre des trucs, voire même des choses, ou pourquoi pas, après tout, des machins. Vous allez me rétorquer que si j'y accrochais des bidules ce serait superbe, oui mais voilà, je n'aime
pas les bidules.






Et au risque de me faire traiter de plantophile polygame, j'ai aussi emporté sur mon beau cheval blanc RATP une verveine citronnelle.
Je n'ai pu le faire évidemment sans avoir une pensée pour Tourterelle et Viccha, dont les papilles s'agitent fiévreusement au mot "verveine".
Et puis, contaminé toujours pas Suzanne, je ne parviens pas à guérir de la moulite chronique qui me saisit chaque fin de semaine : six petits moules encore adoptés aux puces, tout comme une pomme de pin, une seule, la deuxième étant apparemment, comme l'a dit le brocanteur, "partie en vacances"...


Le plateau chiné dimanche dernier a eu du succès, vous le trouviez beau en l'état, vous vous êtes souciés de savoir comment j'allais le restaurer. Certains ont même tenté de me dissuader... Hélas, ce pauvre plateau tombait en morceaux : le stuc au centre était complètement parti et il suffisait de quelques coups de pieds pour que le reste s'effrite. D'ailleurs, il n'avait aucune valeur; de près, il était même peint très grossièrement.Bref, s'il a pu vous séduire en photo, croyez-moi, son état était très mauvais. Ne vivant par ailleurs pas dans une déchetterie, je n'avais pas de raison de le conserver dans son état pré-poubellesque avancé.
La transformation a été laborieuse, il a fallu enlever tout le stuc, même dessous, puis patiner patiemment. Attention, je vois vos cheveux se dresser sur la tête, je vous arrête tout de suite, ça ne vous va pas du tout.
Et voilà le travail :



Information qui n'a rien à voir : je vais avoir une grande nouvelle à vous annoncer ce week-end, lundi au plus tard...D'ici-là, je serai sans doute un peu moins présent sur internet, j'ai vraiment la tête ailleurs. Vous comprendrez mieux pourquoi après...


Un anthropologue en déroute