
En bas à droite (feuillage rosé) : Acer palmatum shishio
J'ai fait la semaine dernière la visite en Sarthe d'un jardin magnifique, le Petit Bordeaux, à Saint Biez-en-Belin. Quand les propriétaires ont investi le lieu il y
a vingt ans, il n'y avait là qu'une fermette en ruine sur un terrain marécageux désolé. C'est aujourd'hui devenu, à force de passion, de volonté et de travail, un jardin à l'anglaise primé et
reconnu qui accueille des visiteurs conquis. Le site est véritablement enchanteur, car si le jardin n'est pas immense (1,5 hectares) un parcours en dédale permet de découvrir des mises en scène
et des paysages variés, comme autant de tableaux, rythmés par la présence de
l'eau.
Au sortir de la promenade on peut ensuite retrouver à la vente, dans la pépinière, une grande partie des plantes observées dans le jardin. J'ai ainsi rapporté sur Paris une astilbe au feuillage léger, que je vais choyer et voir grandir, même si, pour l'heure, je ne lui ai pas encore trouvé de prénom. Jeanne-Edmonde ? Marie-Alberte ? J'hésite.
Au sortir de la promenade on peut ensuite retrouver à la vente, dans la pépinière, une grande partie des plantes observées dans le jardin. J'ai ainsi rapporté sur Paris une astilbe au feuillage léger, que je vais choyer et voir grandir, même si, pour l'heure, je ne lui ai pas encore trouvé de prénom. Jeanne-Edmonde ? Marie-Alberte ? J'hésite.
Jardin d'atmosphère du Petit Bordeaux
72 220 Saint Biez-en-Belin
(Ouvert du 1er avril au 15 novembre)
72 220 Saint Biez-en-Belin
(Ouvert du 1er avril au 15 novembre)
par Philippe
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Les hôtels de Guénégaud (17ème siècle) et de Mongelas (début 18ème) abritent, au coeur de Paris, une partie des collections de la Fondation de
la Maison de la Chasse et de la Nature créée par François et Jacqueline Sommer en 1964. L'autre partie étant installée au château de Chambord.
Rénové et réagencé il y a un peu plus d'un an, j'ai découvert le Musée de la Chasse et de la Nature en décembre. Il présente l'histoire de la chasse depuis ses origines, à travers ses instruments et modes de représentation, mais aussi, de façon plus large, ce qui a trait à l'imagerie animale.
C'est un lieu superbe et calme dont je conseille vivement la visite.
Rénové et réagencé il y a un peu plus d'un an, j'ai découvert le Musée de la Chasse et de la Nature en décembre. Il présente l'histoire de la chasse depuis ses origines, à travers ses instruments et modes de représentation, mais aussi, de façon plus large, ce qui a trait à l'imagerie animale.
C'est un lieu superbe et calme dont je conseille vivement la visite.
Jean-Baptiste OUDRY (1686-1755)La Lice et ses petits
Jean-Baptiste SANTERRE
(1651-1717)Portrait d’un chasseur
C'est l'occasion de signaler que jusqu'au 11 mai le musée accueille le travail photographique de Karen Knorr, qui continue la série "Fables" débutée en 2004 :
A la demande du Musée de la Chasse et de la Nature, Karen Knorr a poursuivi son travail sur
le rapport de l'homme à l'animal. Ce thème l'avait déjà conduite à s'intéresser à la représentation des animaux dans le contexte de zoos ou de musées de beaux arts. De photographie en
photographie Karen Knorr a réuni les éléments d'un bestiaire fabuleux.
Le ressort habituel des fables consiste à prêter aux animaux les conventions des hommes. La figure métaphorique de l'animal permet ainsi une approche critique de l'humanité. Mais il semble bien que les Fables de Karen Knorr aient un autre objet. Les animaux y évoluent avec naturel dans le territoire des hommes. Pas n'importe quel territoire, mais précisément celui qui devrait résolument leur rester interdit, qu'il s'agisse de salles de musée ou d'autres " sanctuaires culturels " que l'on veut habituellement protéger de la profanation des bêtes. Bien que pacifique, l'intrusion des bêtes subvertit l'institution et met en évidence son caractère " contre nature ".
Le ressort habituel des fables consiste à prêter aux animaux les conventions des hommes. La figure métaphorique de l'animal permet ainsi une approche critique de l'humanité. Mais il semble bien que les Fables de Karen Knorr aient un autre objet. Les animaux y évoluent avec naturel dans le territoire des hommes. Pas n'importe quel territoire, mais précisément celui qui devrait résolument leur rester interdit, qu'il s'agisse de salles de musée ou d'autres " sanctuaires culturels " que l'on veut habituellement protéger de la profanation des bêtes. Bien que pacifique, l'intrusion des bêtes subvertit l'institution et met en évidence son caractère " contre nature ".
Karen KNORR, The Green Bedroom Louis XVI - Fables - 2004
par Philippe
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Après une exposition sur les goûts de Marie-Antoinette à Bordeaux en 2005, après le film de Sofia Coppola en 2006, après le docu-fiction de France 2 en 2007
puis celui d'Arte en janvier de cette année, c'est au tour du Grand Palais de consacrer une grande exposition à la vie de la souveraine, de Schönbrunn à la Conciergerie. Marie-Antoinette n'en finit pas d'occuper le devant de
l'histoire et de susciter l'intérêt.
Le Grand Palais a rassemblé pour cet événement quelques 350 pièces, dont de nombreux tableaux, (de Martin Van Meytens, Joseph Ducreux, François-Hubert Drouais, Jean-Baptiste André Gautier-Dagoty ou Elisabeth Louise Vigée Le Brun) mais aussi des sculptures (Jean-Baptiste Lemoyne, Louis-Simon Boizot), des pièces de mobilier et de table (Manufacture royale de porcelaine de Sèvres), le tout venant pour moitié de Versailles, pour le reste de collections publiques ou privées de toute l'Europe. Sont également présentés plusieurs documents d'archives, dont la toute première lettre de Marie-Antoinette écrite à sa mère Marie-Thérèse.
Un rassemblement exceptionnel de pièces donc, avec le propos d'évoquer au plus près l'existence de la reine, sa vie à la cour, ses goûts et son intérêt pour les arts, de son apogée à sa chute.
Pour voir tout cela, je me suis donc glissé hier matin, à l'ouverture, dans la courte file d'attente de l'exposition. File d'attente figurant quant à elle une galerie de portraits contemporains peu ragoûtante : il y avait là de la casquette à visière, de la basket, de la voix forte, du cheveu douteux et du sac à dos ! En haillons, comme avant la Révolution !
Pour ce qui est de l'exposition elle-même, je dois dire que je ne l'ai pas trouvée particulièrement enthousiasmante. Ces éléments rassemblés ici, juxtaposés artificiellement, hors contexte, ne suffisent guère à recréer du sens et à redonner les contours d'une vie de chair et de sang. L'événement passe par définition un peu à côté de son ambition.
D'un point de vue pratique, je ne vais pas y aller par quatre chemins, j'ai trouvé l'exposition plutôt déplaisante. Car s'il y a un minimum à faire quand on protège des pièces exposées de la lumière, jusqu'à les placer dans une forte pénombre, c'est bien tout simplement d'apposer, sous chacune, des légendes en caractères grossis, et non microscopiques ! Ce qui n'a pas été prévu. Vous avez donc le plaisir de ressortir du Grand Palais avec un lumbago et les yeux rouges, plaisir que vous devrez à l'intervention pleine d'intelligence d'un "scénographe directeur artistique" et d'un "scénographe maître d'oeuvre", sous l'égide d'un commissaire d'exposition pas plus au fait du bon sens.
Le Grand Palais a rassemblé pour cet événement quelques 350 pièces, dont de nombreux tableaux, (de Martin Van Meytens, Joseph Ducreux, François-Hubert Drouais, Jean-Baptiste André Gautier-Dagoty ou Elisabeth Louise Vigée Le Brun) mais aussi des sculptures (Jean-Baptiste Lemoyne, Louis-Simon Boizot), des pièces de mobilier et de table (Manufacture royale de porcelaine de Sèvres), le tout venant pour moitié de Versailles, pour le reste de collections publiques ou privées de toute l'Europe. Sont également présentés plusieurs documents d'archives, dont la toute première lettre de Marie-Antoinette écrite à sa mère Marie-Thérèse.
Un rassemblement exceptionnel de pièces donc, avec le propos d'évoquer au plus près l'existence de la reine, sa vie à la cour, ses goûts et son intérêt pour les arts, de son apogée à sa chute.
Pour voir tout cela, je me suis donc glissé hier matin, à l'ouverture, dans la courte file d'attente de l'exposition. File d'attente figurant quant à elle une galerie de portraits contemporains peu ragoûtante : il y avait là de la casquette à visière, de la basket, de la voix forte, du cheveu douteux et du sac à dos ! En haillons, comme avant la Révolution !
Pour ce qui est de l'exposition elle-même, je dois dire que je ne l'ai pas trouvée particulièrement enthousiasmante. Ces éléments rassemblés ici, juxtaposés artificiellement, hors contexte, ne suffisent guère à recréer du sens et à redonner les contours d'une vie de chair et de sang. L'événement passe par définition un peu à côté de son ambition.
D'un point de vue pratique, je ne vais pas y aller par quatre chemins, j'ai trouvé l'exposition plutôt déplaisante. Car s'il y a un minimum à faire quand on protège des pièces exposées de la lumière, jusqu'à les placer dans une forte pénombre, c'est bien tout simplement d'apposer, sous chacune, des légendes en caractères grossis, et non microscopiques ! Ce qui n'a pas été prévu. Vous avez donc le plaisir de ressortir du Grand Palais avec un lumbago et les yeux rouges, plaisir que vous devrez à l'intervention pleine d'intelligence d'un "scénographe directeur artistique" et d'un "scénographe maître d'oeuvre", sous l'égide d'un commissaire d'exposition pas plus au fait du bon sens.

Portrait de la souveraine par Jean-Etienne Liotard
MARIE-ANTOINETTE
Au Grand Palais - jusqu'au 30 juin 2008
3 avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
Ouverture tous les jours de 10 h à 22 h et de 10 h à 20 h le jeudi.
Fermé le mardi.
par Philippe
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Vous connaissez bien sûr tous Céline, alias Lalélé. Non ? Ok, je vois, on réclame des précisions, pas de problème. Donc voilà : au commencement de Céline il y eut un
pseudo aussi bizarre que le sont souvent les pseudos : Lalélé. Et un blog, Monogrammes et compagnie, rempli d'humour et de créations personnelles en déco. Puis l'été arriva et
Céline disparut de la surface de son blog, mystérieusement occupée ailleurs. Elle resurgit enfin en septembre, rayonnante, pour annoncer :
1/ Qu'elle était toujours vivante
2/ Qu'elle allait lancer un site de vente en ligne.
Alors aujourd'hui voilà, Céline ouvre enfin les portes de sa boutique sur internet : www.latelier-des-monogrammes.com
Quant à moi, pour vous et rien que pour vous, j'ai décroché mon téléphone (fabuleux cette invention !) pour en savoir plus et vous rapporter une interview exclusive ! Si, parfaitement !
Gris-bleu : Céline, tu ouvres tout juste ta boutique en ligne après des mois de travail, peux-tu nous la présenter en quelques mots ?
Céline : Je propose à la vente des créations personnelles pour la maison, des cale-portes, des guirlandes, des sacs etc. Je vends aussi des réalisations d'autres créateurs pour lesquels j'ai eu un coup de coeur et avec qui j'ai senti des affinités. Mais on peut trouver aussi dans ma boutique des marques plus connues comme Un esprit en plus ou Le père Pelletier. J'ai besoin de fonctionner avec des choses que j'aime, ce qui fait qu'on trouve dans la boutique un univers cohérent.
Gris-bleu : Justement, qu'est-ce que tu aimes ? Qu'est-ce qui t'inspire ?
Céline : Tout ce qui est autour de la décoration de charme, du style gustavien, un style à la fois chic et chaleureux. L'humour est aussi souvent assez présent dans mes créations, mais aussi un peu la nostalgie, du fait que j'utilise des matériaux anciens pour certaines réalisations.
Gris-bleu : En lisant ton blog il y a quelques temps, j'ai vu que tu prenais la défense du travail manuel, de l'artisanat, c'est quelque chose qui te tient à coeur apparemment ?
Céline : Oui bien sûr, j'y suis sensible parce que je réalise moi-même mes créations à la main. Le prix de la qualité est celui des matérieux nobles que j'utilise mais aussi celui du savoir-faire et du temps passé. De ce point de vue le travail au noir ou les délocalisations vers de la main-d'oeuvre bon marché, en faisant baisser les prix, portent préjudice à l'artisanat. En m'associant à d'autres créateurs pour proposer leurs réalisations dans ma boutique, mon souhait est aussi de valoriser ce travail artisanal si précieux.
Gris-bleu : Selon toi, quelle sont les qualités qu'il faut avoir pour monter sa boutique en ligne ?
Céline : Je dirais qu'il y en a deux, savoir rester humble, avoir conscience que tu ne connais pas tout, que tu vas devoir apprendre en permanence pendant la construction du projet. J'ai dû par exemple me mettre au HTML, aux feuilles de style ou à Photoshop alors que je n'y connaissais rien du tout. La deuxième qualité à avoir, c'est la ténacité : y croire, avancer sans écouter les avis négatifs ou mitigés.
Gris-bleu : Je te pose la question inverse : quels seraient les défauts à ne pas avoir ?
Céline : La vanité, parce qu'elle empêche les remises en cause et la paresse parce que tout ça représente une grosse masse de travail ! Entre l'étude du projet, le choix d'un statut, la paperasserie administrative, le montage du site et le travail de création qui doit continuer, les nuits ont été courtes ces derniers mois ! Monter un projet sur internet c'est un peu débarquer dans le désert, tu sais que tout est à faire et qu'il faut faire ta place.
Gris-bleu : Les lecteurs de ton blog savent que tu es une grande fan de Papy Brossard, alors au moment de l'ouverture de ta boutique, j'ai simplement une dernière question : comment Savane Céline ?
Céline : Savane bien, très bien même !
Merci céline !
Boutique en ligne : www.latelier-des-monogrammes.com
1/ Qu'elle était toujours vivante
2/ Qu'elle allait lancer un site de vente en ligne.
Alors aujourd'hui voilà, Céline ouvre enfin les portes de sa boutique sur internet : www.latelier-des-monogrammes.com
Quant à moi, pour vous et rien que pour vous, j'ai décroché mon téléphone (fabuleux cette invention !) pour en savoir plus et vous rapporter une interview exclusive ! Si, parfaitement !
Gris-bleu : Céline, tu ouvres tout juste ta boutique en ligne après des mois de travail, peux-tu nous la présenter en quelques mots ?
Céline : Je propose à la vente des créations personnelles pour la maison, des cale-portes, des guirlandes, des sacs etc. Je vends aussi des réalisations d'autres créateurs pour lesquels j'ai eu un coup de coeur et avec qui j'ai senti des affinités. Mais on peut trouver aussi dans ma boutique des marques plus connues comme Un esprit en plus ou Le père Pelletier. J'ai besoin de fonctionner avec des choses que j'aime, ce qui fait qu'on trouve dans la boutique un univers cohérent.
Gris-bleu : Justement, qu'est-ce que tu aimes ? Qu'est-ce qui t'inspire ?
Céline : Tout ce qui est autour de la décoration de charme, du style gustavien, un style à la fois chic et chaleureux. L'humour est aussi souvent assez présent dans mes créations, mais aussi un peu la nostalgie, du fait que j'utilise des matériaux anciens pour certaines réalisations.
Gris-bleu : En lisant ton blog il y a quelques temps, j'ai vu que tu prenais la défense du travail manuel, de l'artisanat, c'est quelque chose qui te tient à coeur apparemment ?
Céline : Oui bien sûr, j'y suis sensible parce que je réalise moi-même mes créations à la main. Le prix de la qualité est celui des matérieux nobles que j'utilise mais aussi celui du savoir-faire et du temps passé. De ce point de vue le travail au noir ou les délocalisations vers de la main-d'oeuvre bon marché, en faisant baisser les prix, portent préjudice à l'artisanat. En m'associant à d'autres créateurs pour proposer leurs réalisations dans ma boutique, mon souhait est aussi de valoriser ce travail artisanal si précieux.
Gris-bleu : Selon toi, quelle sont les qualités qu'il faut avoir pour monter sa boutique en ligne ?
Céline : Je dirais qu'il y en a deux, savoir rester humble, avoir conscience que tu ne connais pas tout, que tu vas devoir apprendre en permanence pendant la construction du projet. J'ai dû par exemple me mettre au HTML, aux feuilles de style ou à Photoshop alors que je n'y connaissais rien du tout. La deuxième qualité à avoir, c'est la ténacité : y croire, avancer sans écouter les avis négatifs ou mitigés.
Gris-bleu : Je te pose la question inverse : quels seraient les défauts à ne pas avoir ?
Céline : La vanité, parce qu'elle empêche les remises en cause et la paresse parce que tout ça représente une grosse masse de travail ! Entre l'étude du projet, le choix d'un statut, la paperasserie administrative, le montage du site et le travail de création qui doit continuer, les nuits ont été courtes ces derniers mois ! Monter un projet sur internet c'est un peu débarquer dans le désert, tu sais que tout est à faire et qu'il faut faire ta place.
Gris-bleu : Les lecteurs de ton blog savent que tu es une grande fan de Papy Brossard, alors au moment de l'ouverture de ta boutique, j'ai simplement une dernière question : comment Savane Céline ?
Céline : Savane bien, très bien même !
Merci céline !
Boutique en ligne : www.latelier-des-monogrammes.com
par Philippe
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Mieux connue sous le nom de Musée de la Vie Romantique, la maison du
peintre d'origine hollandaise Ary Scheffer est nichée dans un écrin de verdure, en retrait de la rue Chaptal, au bout d'une allée pavée un peu sombre. Pour peu que vous y veniez un matin tandis
que le soleil éclaire la très jolie façade aux volets verts, vous serez conquis, comme je l'ai été moi-même. A droite de la maison, un petit jardin abrite un parterre de tables et de chaises
vertes en fer où vous pourrez, si vous passez pendant les beaux jours, déguster les thés et les pâtisseries des Cakes de Bertrand, cernés par des rosiers en fleurs et de grands arbres.
Le musée proprement dit contient un certain nombre de pièces de mobilier et d'ojets ayant appartenu à George Sand (1804-1876), donnés en 1923 à la ville de Paris
par sa fille Aurore Lauth-Sand. Ces souvenirs, portraits de l'écrivain et de sa famille, bijoux etc. sont présentés dans deux petites pièces dont un salon feutré reconstitué "à la manière
de Nohant" par le décorateur Jacques Garcia.
Il faut aller à l'étage pour découvrir des oeuvres d'Ary Scheffer, et celles de quelques contemporains comme Théophile Bra, Louis Hersent, François Bouchot ou Auguste Legras.
Il faut aller à l'étage pour découvrir des oeuvres d'Ary Scheffer, et celles de quelques contemporains comme Théophile Bra, Louis Hersent, François Bouchot ou Auguste Legras.

Ary Scheffer, portrait de sa fille Cornélia Scheffer
Infos pratiques :
Hôtel Scheffer
16 rue Chaptal - 75009 Paris
Tél. : 01 55 31 95 67
Ouvert tous les jours, de 10h à 18h sauf les lundis et jours fériés
Cakes de Bertrand : du 18 avril au 15 Octobre
de 11 h 30 à 18 h
par Philippe
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Et si on shoppignait de l'antiquité en Californie, à Laguna Beach ? Après on se ferait une virée à la plage, vous et moi courant au ralenti sur le sable chaud. Puis on ferait plouf dans l'eau comme des oufs avant d'offrir nos superbes corps au soleil. Parce que bon, shoppigner ça use, surtout quand faut réfléchir : qu'est-ce que je prends ? Trop dur de choisir !! J'trouve rien assorti à la couleur de mes cheveux !!!!



par Philippe
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Je suis allé voir une pièce il y a une dizaine de jours au théâtre du Palais Royal, et ce n'est pas parce que je ne vous en parle que maintenant que je vous laisserai
dire que je suis en retard. Je pratique disons...l'art du décalage !
Je tiens à préciser ici que lorsque je parle de pièce, il s'agit bien entendu de théâtre, pas de monnaie. Je précise aussi que cette pièce de Woody Allen n'était pas douce, ce n'est pas du Woody Allen de mouton. Dernière chose enfin, parce que je suis très en forme, elle n'était pas non plus mentholée : ce n'était pas de l'Allen fraîche. Voilà, c'est dit ! Vous avez exceptionnellement le droit de me jeter des tomates pourries...
Mais revenons à un peu plus de sérieux, que je plante le décor : Brooklyn dans les années 50, une mère au foyer, un père bijoutier au désespoir, essayant de redresser en vain son affaire après s'être fait arnaquer par le comptable. Et puis deux enfants : une fille instable qui erre en Europe, rêve de devenir écrivain et vole de bras en bras; un fils enfin, Eddie, qui cherche sa voie et lutte pour trouver un bonheur auquel il estime avoir droit.
Eddie est le personnage central de la pièce, il est ce puzzle incomplet ou dispersé qui cherche sa complétude sans y parvenir, pris dans le piège des désirs parentaux. Son père a rêvé pour lui d'un destin tout tracé : prendre sa suite à la tête de la bijouterie. Mais Eddie ne veut pas de cette place. Sa mère semble davantage le comprendre, elle qui aurait rêvé d'une vie plus éclatante est pétrie d'admiration pour son frère. Lui au moins a réussi, c'est un riche producteur installé à Los Angeles, et c'est lui qu'elle suppliera de prendre Eddie sous son aile pour lui trouver du travail. Elle imagine déjà son fils suivre les traces de son oncle sur la voie du succès. Eddie partira donc le rejoindre à Hollywood, il tombera amoureux, sera trahi par celle qu'il aime, avant de céder finalement à ce père qui n'aura pas démordu de le voir reprendre la bijouterie. Revenu à Brooklyn, Eddie s'enlisera bien vite dans le piège d'une vie qu'il avait tant voulu fuir...
Au fil de l'histoire sont progressivement dévoilés les secrets de famille enfouis, les frustrations et les jalousies qui enserrent les personnages et les écrasent, les ramènent à leur point de départ ou les empêchent de faire parler leurs désirs profonds, donc d'être heureux, les laissant se débattre dans des problèmes qui semblent les dépasser.
Il faudra à Eddie toute l'énergie du désespoir pour parvenir à se libérer, au détriment de ses deux parents, à qui il portera en quelque sorte un coup fatal.
La fin esquisse ainsi une mise à mort symbolique de la famille, condition sine qua non d'une libération véritable et pérenne. En ce sens Puzzle peut être véritablement perçue comme une fable psychanalytique.
Pour le reste, tous les acteurs sont épatants, Geneviève Fontanel et Michel Aumont en tête, dans le rôle des parents. La mise en scène est à la fois délicate et remarquablement ingénieuse, tous les atouts sont réunis pour passer un très bon moment de théâtre. Si, comme le répète volontiers l'oncle d'Eddie dans la pièce, la vie est faite de chemins qu'on n'a pas pris, je conseille vivement pour ma part celui qui mène au théâtre du Palais Royal.
Je tiens à préciser ici que lorsque je parle de pièce, il s'agit bien entendu de théâtre, pas de monnaie. Je précise aussi que cette pièce de Woody Allen n'était pas douce, ce n'est pas du Woody Allen de mouton. Dernière chose enfin, parce que je suis très en forme, elle n'était pas non plus mentholée : ce n'était pas de l'Allen fraîche. Voilà, c'est dit ! Vous avez exceptionnellement le droit de me jeter des tomates pourries...
Mais revenons à un peu plus de sérieux, que je plante le décor : Brooklyn dans les années 50, une mère au foyer, un père bijoutier au désespoir, essayant de redresser en vain son affaire après s'être fait arnaquer par le comptable. Et puis deux enfants : une fille instable qui erre en Europe, rêve de devenir écrivain et vole de bras en bras; un fils enfin, Eddie, qui cherche sa voie et lutte pour trouver un bonheur auquel il estime avoir droit.
Eddie est le personnage central de la pièce, il est ce puzzle incomplet ou dispersé qui cherche sa complétude sans y parvenir, pris dans le piège des désirs parentaux. Son père a rêvé pour lui d'un destin tout tracé : prendre sa suite à la tête de la bijouterie. Mais Eddie ne veut pas de cette place. Sa mère semble davantage le comprendre, elle qui aurait rêvé d'une vie plus éclatante est pétrie d'admiration pour son frère. Lui au moins a réussi, c'est un riche producteur installé à Los Angeles, et c'est lui qu'elle suppliera de prendre Eddie sous son aile pour lui trouver du travail. Elle imagine déjà son fils suivre les traces de son oncle sur la voie du succès. Eddie partira donc le rejoindre à Hollywood, il tombera amoureux, sera trahi par celle qu'il aime, avant de céder finalement à ce père qui n'aura pas démordu de le voir reprendre la bijouterie. Revenu à Brooklyn, Eddie s'enlisera bien vite dans le piège d'une vie qu'il avait tant voulu fuir...
Au fil de l'histoire sont progressivement dévoilés les secrets de famille enfouis, les frustrations et les jalousies qui enserrent les personnages et les écrasent, les ramènent à leur point de départ ou les empêchent de faire parler leurs désirs profonds, donc d'être heureux, les laissant se débattre dans des problèmes qui semblent les dépasser.
Il faudra à Eddie toute l'énergie du désespoir pour parvenir à se libérer, au détriment de ses deux parents, à qui il portera en quelque sorte un coup fatal.
La fin esquisse ainsi une mise à mort symbolique de la famille, condition sine qua non d'une libération véritable et pérenne. En ce sens Puzzle peut être véritablement perçue comme une fable psychanalytique.
Pour le reste, tous les acteurs sont épatants, Geneviève Fontanel et Michel Aumont en tête, dans le rôle des parents. La mise en scène est à la fois délicate et remarquablement ingénieuse, tous les atouts sont réunis pour passer un très bon moment de théâtre. Si, comme le répète volontiers l'oncle d'Eddie dans la pièce, la vie est faite de chemins qu'on n'a pas pris, je conseille vivement pour ma part celui qui mène au théâtre du Palais Royal.
Compagnie Sébastien Azzopardi : www.compagniesebastienazzopardi.com
Théâtre du Palais Royal : www.theatrepalaisroyal.com
Théâtre du Palais Royal : www.theatrepalaisroyal.com
par Philippe
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Vais-je avoir le courage de me lever tôt et d'y faire un tour ? Affaire à suivre ! En tout cas, demain 4 octobre débute la 3ème édition du Mondial de
l'Antiquité aux Puces de Paris-Saint Ouen. Cet événement de renommée internationale a lieu tous les deux ans et s'ouvre par un grand déballage exceptionnel.
Jeudi 4 octobre
Rassemblement de brocanteurs ouvert au public
Vendredi 5 octobre
Nuit des Puces (sur invitation) : inauguration exposition Art en Mouvement avec les Sculptures de Jean-Pierre Rives
Samedi 6, dimanche 7 et lundi 8 octobre
Week-end Art en mouvement - Entrée libre
Vendredi 5 octobre
Nuit des Puces (sur invitation) : inauguration exposition Art en Mouvement avec les Sculptures de Jean-Pierre Rives
Samedi 6, dimanche 7 et lundi 8 octobre
Week-end Art en mouvement - Entrée libre
Plus de renseignements : www.parispuces.com
par Philippe
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Je suis allé voir la comédie musicale Cabaret hier soir au Folies Bergères.
J'ai passé une très bonne soirée, à remuer sur mon siège, avec une énorme envie sauter sur scène pour chanter et danser ! Bon ok, je bougeottais aussi parce que j'avais mal au dos : les sièges
des Folies Bergères, bof. Prière de venir avec une canne et un corset pour pouvoir rentrer chez vous. Le casting étant français, pas de grande surprise : la combinaison chant-comédie-danse ne
fonctionne pas de façon irréprochable, la danse souffrant en l'occurrence de la faiblesse. On reste ceci dit largement emballés par les voix, la mise en scène fluide, l'enthousiasme et le
talent des comédiens, et on se laisse emporter par cette histoire se passant à Berlin dans les années 30, dans laquelle l'amour, la vie et ses plaisirs, seront balayés par la montée du nazisme
(J'ai découvert l'histoire hier, je n'ai jamais vu le film avec Liza Minnelli...je sais, honte sur moi !).
Cabaret, jusqu'au 28 janvier au
Folies Bergères :
http://www.cabaret-lemusical.fr
http://www.foliesbergere.com
http://www.cabaret-lemusical.fr
http://www.foliesbergere.com
Pendant que je vous tiens, je signale aussi la reprise depuis le 14 septembre de M'aime pas
mal, un très bon spectacle écrit et interprété par Fabrice Herbaut (vu en juin mais dont je ne vous avais pas parlé, re-honte sur moi, vilain, pas beau !). L'histoire d'un homme,
Vincent, qui découvre un jour en rentrant chez lui un message de sa copine sur son répondeur lui annonçant qu'elle le quitte, qu'elle a pris ses affaires et résilié son numéro de portable.
Vincent reste seul, anéanti par son chagrin. A partir de là, à travers une large palette d'émotions, on suit le parcours de Vincent, entre la perte de cet amour et, peut-être, la reconquête d'un
autre...
C'est très bien joué, drôle et émouvant à la fois, et c'est en plus pour la bonne cause : oui, nous les hommes, on n'a pas qu'un gros camion qui fait vroum-vroum à la place du coeur ! Qu'on se le dise !!
C'est très bien joué, drôle et émouvant à la fois, et c'est en plus pour la bonne cause : oui, nous les hommes, on n'a pas qu'un gros camion qui fait vroum-vroum à la place du coeur ! Qu'on se le dise !!
M'aime pas mal, jusqu'au 31 décembre au théâtre La Comedia (Paris 11)
par Philippe
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Si vous vous sentez nuls, que vous ne connaissez rien de l'appareil reproducteur des angiospermes, que vous êtes incapables de tenir une conversation sur les dicotylédones dans une soirée, un verre de Champomy à la main, sachez que ce n'est pas une fatalité. Le Jardin des Plantes de Paris organise en effet des cycles de formation, de 54 h chacun, visant à enseigner les rudiments de la botanique : conférences, visites guidées, excursions, rien ne sera épargné pour vous sortir de votre insigne ignorance. Inscription jusqu'au 15 septembre.
Le Jardin des Plantes organise également pendant tout le mois de septembre, chaque mardi et samedi à 15 h, une promenade écologique d'une durée d'1h 30 pour découvrir les milieux naturels d'île-de France. La promenade du 22 septembre sera exceptionnellement gratuite dans le cadre de la fête des jardins.
Toutes ces activités, et d'autres encore, sont détaillées sur le site du Jardin des Plantes.
par Philippe
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Un anthropologue en déroute