Lundi 29 décembre 2008
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Les raisons ne manquent pas de vouloir se distraire un peu quand un sombre quotidien enlise votre vie dans un
affreux marasme. Un ongle cassé ou une envie soudaine de chocolat devant un placard désespérément vide et tout bascule.
Si vous êtes à Paris, un bon moyen de conserver le sourire est de vous rendre au théâtre du Châtelet qui présente en ce moment On the town, la comédie musicale créée par Jérome Robbins et Leonard Bernstein en 1944. On the town narre les pérégrinations de trois marins qui débarquent à
New York en permission pour 24 heures et qui seront confrontés lors de cette journée à l'amour de trois femmes à la personnalité bien affirmée. Remonté par l’English National Opera en 2005, le spectacle réunit un casting de comédiens-chanteurs-danseurs au talent impressionnant. Les voix sont superbes et les numéros
dansés irréprochables, qu'ils soient classiques, jazz ou modernes. On rit, on s'enchante, on se laisse gagner par l'énergie des personnages et de la musique, hymne à la vitalité new-yorkaise, et
on repart en chantonnant, un sourire fossilisé aux lèvres. Puis on retrouve son placard toujours aussi vide de chocolat, mais cela n'a même plus d'importance. Enfin presque.
* * *
On the town, de Leonard Bernstein et Jerome Robbins
Mise en scène de Jude Kelly, chorégraphie de Stephen Mear
Avec l'orchestre Pasdeloup et le choeur du Châtelet
Au théâtre du Châtelet
Place du Châtelet
75001 PARIS
Jusqu'au 4 janvier 2009
Par Philippe
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Dimanche 26 octobre 2008
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Quels ressorts sont-ils utilisés pour nous séduire, nous envoûter ? Comment nous laissons-nous manipuler ?
Comment notre esprit critique est-il parfois, voire souvent, insidieusement endormi ? Les ficelles utilisées pour nous charmer sont plurielles, et c'est précisément à les débusquer que s'emploie
le psychanalyste Gérard Miller dans l'amusante conférence qu'il donne en ce moment au Théâtre de Paris.
En plusieurs points, émaillés d'exemples et d'échanges interactifs avec le public, Gérard Miller nous entraîne sur les traces des pratiques d'influence, les replaçant dans une perspective
historique pour en démonter les mécanismes. Afin de mieux nous subordonner, nombreux sont les discours qui viennent caresser nos peurs, s'engouffrer dans nos ignorances, flatter notre
ego, faire vibrer nos émotions et jouer de nos empathies. La parole politique, la parole prosélyte au sens large, fournissent d'excellents exemples de ces techniques. Mais la
manipulation implique en premier lieu que celui dont elle émane s'impose en tant que "sujet supposé savoir" et surtout soit placé en tant que tel par autrui. A la position du "sujet supposé
savoir" répond ainsi celle du "sujet croyant" qui signerait au premier en quelque sorte un chèque en blanc.
Loin de stigmatiser uniquement telle ou telle pratique, médiatique ou politique, Gérard Miller pointe avec malice les manipulations auxquelles nous-mêmes nous nous adonnons au quotidien. De la
séduction amoureuse à l'éducation des enfants, nous n'échappons pas en effet à l'usage de procédés enjôleurs, plus ou moins inconscients, pour arriver à nos fins. C'est là également l'habileté du
propos que de faire de nous, en somme, des arroseurs arrosés.
Manipulation mode d'emploi est une occasion plaisante de s'amuser un peu de soi mais surtout une invitation à appréhender avec une plus grande attention les messages que nous recevons, à
n'abdiquer ni la raison, ni l'esprit critique, ni notre capacité à dire non.
Vue vendredi soir, moultement appréciée et diantrement conseillée.
* * * * *
Manipulation mode d'emploi
Une pièce de et avec Gérard Miller
Au Théâtre de Paris
15 rue Blanche - 75009 Paris
Du mardi au samedi à 19 h
Dimanche à 17 h
Par Philippe
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Dimanche 15 juin 2008
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Une amie qui était allée voir l'exposition consacrée à Grace Kelly à Monaco, l'an passé, m'en avait dit beaucoup de bien. L'exposition étant
accueillie depuis le 10 juin à la Mairie de Paris, il ne m'en a pas fallu plus, vendredi midi, pour que je me lave un peu (les mains) que je mette mes vêtements les moins troués, que j'ajuste mon
dentier, fixe ma moumoute, coiffe mes poils de verrues et saute dans le métro.
Sur place, j'ai tout de suite été séduit. Beaucoup à voir, à lire et à écouter : lettres privées ou professionnelles, affiches de films,
couvertures de revues, robes, chapeaux, bijoux, photos, portraits officiels, extraits de films ou de séquences privées composent en effet cet agréable retour en arrière sur celle qui, issue d'une
riche famille de Philadelphie, allait devenir une actrice à succès (oscarisée en 1954), avant d'épouser le Prince Rainier en 1956.
Mais ce qui attire chez Grace Kelly, au delà de son parcours, c'est bien sûr sa beauté. Parce que la beauté, rappelons-le, c'est beau. Surtout quand c'est bien porté ! Et Grace Kelly la portait
fort bien, avec une sorte de sérénité radieuse dont elle ne semblait jamais pouvoir se départir.
Tout cela n'est malheureusement pas sans effet cependant. Vous ne sortez pas indemne d'une telle exposition : après avoir passé deux heures avec Grace Kelly, vous avez le déplaisir de trouver les
gens, dans la rue, partout, d'une grande laideur. Un déplaisir parce que la laideur, rappelons-le, c'est laid. Surtout quand c'est mal porté !
Face à cette soudaine concurrence, j'ai failli m'étouffer avec mon dentier, c'est vous dire. Même ma moumoute en a frémi, c'est vous dire encore ! Bon, Il y avait eu un coup de vent, mais quand
même !
Les années Grace Kelly
Hôtel de Ville - Salle Saint-Jean
Jusqu'au 16 août 2008
Entrée libre tous les jours, sauf dimanches et fêtes, de 10h à 19h.
Par Philippe
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Mercredi 4 juin 2008
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Par Philippe
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Lundi 2 juin 2008
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C'est bien connu, les neurones profitent de l'été pour s'amollir, s'avachir et ne rien faire du tout. Le soleil et la plage ne leur valent rien.
Certains ont même la vie tranquille toute l'année, seulement entraînés à lire des revues féminines ou de déco, ils ont l'habitude de se la couler douce, de lézarder à longueur de temps. L'été
venu, ceux-là ne pensent qu'à roupiller, voire à se faire hara-kiri en lisant du Coelho ou du Gavalda. Halte-là donc, arrêtons le massacre ! Des écoles proposent heureusement des cours d'été
salvateurs, quelques heures, quelques semaines, pour redresser la barre. C'est le cas à Paris de l'Ecole du Louvre qui dispense, de la fin juin à la fin juillet, des cours sur Paris au
Grand Siècle, Saint-Pétersbourg, la religion égyptienne ou encore le symbolisme européen.
Vous pourrez trouver la liste des thèmes abordés et le programme détaillé de ces cours sur le site de l'Ecole du Louvre.
Mais si vous préférez exercer votre aptitude à tenir un pinceau ou à rendre compte des harmonieuses proportions du corps humain, c'est l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris qui se
chargera de vous aider, en juillet également, grâce à des stages intensifs de peinture, de morphologie ou de modelage.
Toutes les informations, hop, sur le site de l'ENSBA.
Par Philippe
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Dimanche 1 juin 2008
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Par Philippe
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Vendredi 30 mai 2008
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Par Philippe
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Jeudi 29 mai 2008
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Avec les Rendez-vous aux jardins des 30, 31 mai et 1er juin,
vous n'aurez plus aucun prétexte ce week-end pour rester avachis dans le canapé à ingurgiter des Pépitos !
La cinquième édition de ces rendez-vous, initiée par le ministère de la Culture et de la Communication, prend pour thème cette année le voyage des plantes. Environ 2000 jardins, publics ou
privés, ouvrent leurs portes pour faire découvrir l'héritage botanique que nous devons à plusieurs siècles d'expéditions et de découvertes.
De nombreuses manifestations sont prévues dans les jardins : visites guidées, expositions, démonstrations de savoir-faire, mises en lumières etc. Il y a toutes les chances que vous trouviez un
jardin à découvrir près de chez vous. Il suffit pour cela de consulter le moteur de
recherche du site.
A Paris, des visites guidées auront lieu notamment au Luxembourg (par les jardiniers du Sénat) et au Jardin des Plantes (par des conférenciers du Muséum d'Histoire Naturelle), tandis qu'aux
Tuileries le salon Jardins, jardins présentera des professionnels du paysage
et de la décoration extérieure parmi un ensemble de jardins éphémères.
Si je trouve un peu de temps, entre deux Pépitos, c'est ce salon que j'irai voir. Et seulement s'il fait beau. Mais s'il fait beau, il y aura du monde. Et comme je n'aime pas trop le monde...A
suivre !
Par Philippe
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Mardi 27 mai 2008
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Retour ce week-end au Musée de la Vie Romantique,
dont j'avais déjà parlé l'an passé, pour y
voir cette fois-ci l'exposition L'Âge d'or du romantisme allemand, aquarelles et dessins à l'époque de Goethe.
L'hôtel Scheffer et les deux ateliers qui l'encadrent accueillent une sélection de quelques 120 dessins et aquarelles d'une soixantaine d'artistes de la fin du XVIIIème et du début du XIXème
siècle. Après avoir connu une période faste au début du XVIème, le dessin connaît en effet un renouveau foisonnant dans cette période parmi les artistes de langue germanique et domine alors les
beaux-arts.
L'exposition permet d'admirer des oeuvres souvent d'une très grande habileté, à la mine de plomb, à la craie ou à la plume, qui figurent des portraits, des paysages ou des scènes allégoriques.
On y retrouvera les grands thèmes composant le substrat commun aux différents mouvements romantiques européens avec notamment le goût des ruines, du Moyen-Âge (ses contes, ses légendes) et
l'exaltation de la nature comme reflet du sentiment ou refuge d'un bonheur idéalisé.
Une belle exposition à voir, avec le plaisir de retrouver ce Musée de la Vie Romantique si agréable par ailleurs.
Wilhelm von Schadow (1788-1862)
Carl Wihelm Wach
Joseph Stieler (1781-1858)
Johann Wolfgang von Goethe, 1828-1830
L'Âge d'or du romantisme
allemand
aquarelles et dessins à l'époque de Goethe
Musée de la Vie Romantique
(Jusqu'au 15 juin 2008)
16 rue Chaptal - 75009 Paris
Par Philippe
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Mercredi 14 mai 2008
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En bas à droite (feuillage rosé) : Acer palmatum shishio
J'ai fait la semaine dernière la visite en Sarthe d'un jardin magnifique, le Petit Bordeaux, à Saint Biez-en-Belin. Quand les propriétaires ont investi le lieu il y
a vingt ans, il n'y avait là qu'une fermette en ruine sur un terrain marécageux désolé. C'est aujourd'hui devenu, à force de passion, de volonté et de travail, un jardin à l'anglaise primé et
reconnu qui accueille des visiteurs conquis. Le site est véritablement enchanteur, car si le jardin n'est pas immense (1,5 hectares) un parcours en dédale permet de découvrir des mises en scène
et des paysages variés, comme autant de tableaux, rythmés par la présence de
l'eau.
Au sortir de la promenade on peut ensuite retrouver à la vente, dans la pépinière, une grande partie des plantes observées dans le jardin. J'ai ainsi rapporté sur Paris une astilbe au feuillage
léger, que je vais choyer et voir grandir, même si, pour l'heure, je ne lui ai pas encore trouvé de prénom. Jeanne-Edmonde ? Marie-Alberte ? J'hésite.
Jardin d'atmosphère du Petit Bordeaux
72 220 Saint Biez-en-Belin
(Ouvert du 1er avril au 15 novembre)
Par Philippe
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