Une jolie bannière qui me rappelait une photo très semblable que j'avais prise il y a quelques années, un titre qui me remémorait un poème que j'avais écrit et intitulé
Les chambres
d'été et je sentais déjà, en amarrant sur
The normand bedroom, que je serais séduit.
De cette chambre normande, lieu familier et serein, lieu à soi, il y a son rêve fantasmé. Cette chambre, Rafaèle lui fait prendre corps, et âme, sur son blog. Elle y installe doucement ses
textes, écrit les chats, les parfums, la solitude, la Normandie, avec une grâce particulière, personnelle et poétique.
En suivant Rafaèle, en écoutant son envie de Normandie, on peut entendre ce qui bat souvent au coeur du désir, conflictuellement : l'oscillation indécise entre ce que l'on souhaite ou
semble souhaiter le plus ardemment, et son corollaire d'impossibilité ou d'incomplétude. Rafaèle fait naître de son désir, dans tous les cas, une chambre virtuelle nourrie d'un beau style et de
fort jolis textes.
Pour vous donner envie de les découvrir tous, en espérant que vous aurez à les lire un plaisir égal au mien, je citerai juste ces quelques lignes de Rafaèle sur son parfum
(Sables d'A. Goutal) :
"Sables, c'est mon parfum des printemps qui s'en reviennent, des étés éternels. Mon grand réchauffeur de peau. J'en ai laissé quelques molécules dans mes chambres normandes. Nos amours sont
périssables, et lui et moi avons l'un contre l'autre enterré bien des étés, bien des heures précieuses, bien des soleils couchants."