

Je viens d’achever la lecture très réjouissante d’Avril enchanté d’Elisabeth von Arnim. Je dois cette découverte au blog de Fine Bessot qui faisait il y a peu l’éloge de l’adaptation cinématographique du roman.
Deux anglaises, se parlant pour la première fois dans le club féminin qu’elles fréquentent, décident de répondre à une petite annonce proposant un château à louer en Italie au mois d’avril. En
secret de leurs maris, elles sacrifient leurs économies à cet extravagant projet et trouvent deux autres comparses pour partager les frais du séjour. Quatre femmes de milieux différents que rien
ne prédisposait à se rencontrer, et qu’absolument rien ne prédispose à la compréhension mutuelle, vont ainsi se retrouver ensemble en villégiature : Mrs Wilkins, femme dévouée d’un modeste
avocat, menant une petite vie bourgeoise terne et ennuyeuse, Mrs Arbuthnot, femme austère et dévote, délaissée depuis longtemps par un mari écrivain qu’elle aime toujours, lady Caroline Dester,
jeune aristocrate désinvolte à la beauté ravageuse, perpétuellement en proie à l’accablant désir d’autrui, et Mrs Fischer, femme âgée et sévère, issue d’une bourgeoisie
éclairée.
Une cohabitation improbable qui va donner lieu à d’incessantes incompréhensions, occasions d’une
savoureuse drôlerie, sur un rythme de plus en plus soutenu à mesure que l’histoire avance. D’autant que le merveilleux château qui les abrite va recevoir de nouveaux visiteurs. La magie des
lieux, alliée à l’exaltation communicative de Mrs Wilkins, va progressivement conduire chacun sur le terrain de ses véritables désirs, opérant des bouleversements intérieurs pour le moins
inattendus.
A mi-chemin entre Jane Austen et Pelham Grenville Wodehouse, on retrouve dans Avril enchanté un humour
subtil et décapant qui fait mouche à chaque page. Une lecture enthousiasmante pour qui aime le curare et la bonne humeur.


"Pour ses intellectuels de parents, Hannah Buchan est une vraie déception. À vingt ans, au lieu de grimper sur les barricades et de se fondre dans l'ébullition sociale des années soixante-dix, elle n'a d'autre ambition que d'épouser son petit ami médecin et de fonder une famille.
Installée dans une petite ville du Maine, Hannah goûte aux charmes très, très discrets de la vie conjugale. C'est alors que le hasard lui offre l'occasion de sortir du morne train-train de son quotidien : malgré elle, Hannah va se rendre complice d'un grave délit.
Trente ans plus tard survient le 11 septembre, et avec lui le temps du doute, de la remise en question, de la suspicion. Le passé d'Hannah va ressurgir inopinément. Et du jour au lendemain, son petit monde soigneusement protégé va s'écrouler..."
En passant par la demeure
de Jean-Loup Daraux.
L'art de vivre à travers le monde de Sratfford Cliff et Gilles de Chabaneix, Edition de la Martinère, 480 pages, 45 Euros
environ.