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Livres

Mardi 10 février 2009
La toute dernière sélection de chambres d'hôtes de Marie-Dominique Perrin qui vient de paraître chez Hachette a échu dans ma boîte aux lettres. A l'approche de la Saint Valentin, c'est bien sûr aux amoureux qu'il s'adresse. Rien n'interdit d'être seul néanmoins. Un ego démesuré doublé d'un narcissisme à toute épreuve peut heureusement permettre d'être amoureux de soi-même au point de mériter amplement un week-end en chambre d'hôtes.

Si vous êtes amoureux à deux, avec ou sans ego démesuré, mais avec plein d'enfants (la meute commençant à deux), je ne vous cacherai pas que vous allez au devant de quelques difficultés logistiques. Parce que si tout le monde part en amoureux à la Saint Valentruc, il n'y aura personne pour garder l'aimable progéniture. Il ne vous restera plus qu'à abandonner la meute sur une aire d'autoroute. Projet contre lequel je m'érige évidemment de toutes mes forces. Comment pourrait-on faire une telle chose ? En effet, les enfants seraient retrouvés tout de suite et vous n'auriez même pas le temps d'arriver à la maison d'hôtes, main dans la main et regard transi, que la gendarmerie vous les aurait déjà rapportés.

Reste l'abandon à l'entrée d'une église. C'est plutôt passé de mode, pas vraiment "in", mais efficace si l'église est désaffectée. Week-end tranquille garanti. La solution peut s'avérer toutefois ardue si vos enfants ont plus de sept ou huit ans : difficile de les faire rentrer dans un couffin, même avec un chausse-pied. Dans pareil cas, ne désarmez pas, avec de la volonté on arrive à tout. Puis, dans  l'un des couffins, laissez un petit mot avec une fausse adresse. Et profitez enfin d'un repos enchanteur. Enchanteur de variétés ou enchanteur de rock, peu importe, laissez-vous emporter par le calme retrouvé et par vos sentiments d'amour, comme au jour de votre coup de foudre quand vous couriez l'un vers l'autre au ralenti sur la plage, chabadabada, chabadabada.

Mais revenons au guide qui nous occupe : plutôt petit, maniable, bien écrit, il propose un choix de chambres d'hôtes très varié. Il y en a pour tous les goûts, et même, pour tous les goûts ! Le guide propose au début une carte de France permettant de situer les maisons sélectionnées et de réviser du même coup sa géographie.  Pas bête. On trouvera par ailleurs à la fin un index par prix, pratique également. On aurait pu souhaiter davantage de photos, mais la plupart des chambres présentées ayant un site internet complet, il suffit de quelques clics de souris pour élargir un peu leur présentation.

Personnellement, c'est le genre de guide qui pourrait sans doute me donner des envies d'escapades. Oui, sans doute, si j'aimais dormir dans d'autres lits que les miens. Seulement voilà, je veux MES acariens ! Eux et moi sommes comme les doigts d'une main : inséparables ! Une très fidèle amitié me lie notamment à deux d'entre eux, Clodomir et Frédégonde, de sympathiques acariens comme on a rarement la chance d'en rencontrer. Le soir, nous faisons toujours un brin de causette sur un coin d'oreiller, parlons de tout, de rien, nous racontons notre journée ou refaisons le monde, et franchement je ne vois pas comment je pourrais m'en passer. J'ai bien essayé de leur parler voyage, week-end ailleurs avec moi, mais la sanction de leur regard désapprobateur ne s'est pas fait attendre. Et le regard désapprobateur des acariens, c'est quelque chose ! Surtout quand ils froncent leurs cinq sourcils en même temps.

* * *


Chambres d'hôtes en amoureux
(Plus de 100 maisons d'hôtes et petits hôtels dans toute la France)
de Marie-Dominique Perrin
190 pages
chez Hachette

Par Philippe - Ecrire un commentaire - Voir les 51 commentaires
Vendredi 16 mai 2008
Voici un roman que même l'éditeur ne s'est pas avisé de résumer. Je ne m'y essaierai pas non plus. Lire Fumiers et Cie c'est se laisser emporter aux côtés de personnages qui n'ont pas eux-mêmes le temps de comprendre ce qui leur arrive, dans un enchaînement de situations mené au pas de charge et en crescendo vers une fin explosive. Le roman débute à peu près paisiblement avec le jeune Tymothy Bright qui réussit dans la finance avant de connaître une faillite vertigineuse. Un soir, drogué à l'extrait de crapaud à l'initiative d'un cousin pas très bien intentionné, Timothy s'enfoncera dans la nuit à 300 à l'heure sur sa moto, pour finir par entrer, au bout de son escapade et sans s'en rendre compte, dans une maison au hasard et de s'y endormir. S'ensuivra de cet endormissement une longue série de quiproquos et de situations plus rocambolesques les unes que les autres.
L'humour est assassin, comme j'aime, et surtout très drôle. Et la plume cassante de Tom Sharpe ne s'encombre pas de limites, surtout lorsqu'il s'agit d'épingler la bêtise ou la veulerie, de brocarder l'argent facile, la corruption et les exploiteurs de tous bords.

http://www.fleitour.com/LectureYann/Fichiers%20originaux/LectureYann004-TomSharpe-FumiersEtCie.jpg
Lu et grandement approuvé !

Par Philippe - Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires
Mercredi 20 février 2008
Anciens brocanteurs aujourd'hui à la retraite, Josette et Hubert Goubard font partager leur savoir dans un livre, Le fer blanc, l'orfèvrerie du pauvre. L'ouvrage introduit le métier de ferblantier puis présente les objets en fer blanc par thèmes : éclairage, jouets d'enfants, pâtisserie, boîtes etc.

Plus de mille photos sont ainsi consacrées à ces objets d'avant-guerre que l'on trouve parfois sur les brocantes mais que l'on ne connaît pas toujours bien. Avec ses 315 pages, c'est le livre le plus complet sur les objets en fer blanc paru à ce jour. Un témoignage intéressant qui ne devrait pas déplaire aux chineurs...


Témoignage d’une époque

Le fer blanc, l'orfèvrerie du pauvre
Auteurs : Josette et Hubert Goubard
Editeur : Cheminements
Collection : Les inestimables
Parution : oct. 2007


Par Philippe - Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Mardi 6 novembre 2007
Je suis tombé par hasard sur un coffret qui a attiré mon oeil dans une librairie ce week-end. La boîte rose contient trois ouvrages respectivement consacrés aux recettes de macarons, de millefeuilles et de mises en bouche. Je les ai trouvés très agréables à consulter, les photos sont jolies et le graphisme soigné :

Vignette DECITRE - Cliquez pour fermer.

Auteurs : Maya Barakat-Nug, Philippe Mérel et Nicole Seeman

Editeur : Hachette Pratique

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Lundi 23 juillet 2007

Je viens d’achever la lecture très réjouissante d’Avril enchanté d’Elisabeth von Arnim. Je dois cette découverte au blog de Fine Bessot qui faisait il y a peu l’éloge de l’adaptation cinématographique du roman.
Deux anglaises, se parlant pour la première fois dans le club féminin qu’elles fréquentent, décident de répondre à une petite annonce proposant un château à louer en Italie au mois d’avril. En secret de leurs maris, elles sacrifient leurs économies à cet extravagant projet et trouvent deux autres comparses pour partager les frais du séjour. Quatre femmes de milieux différents que rien ne prédisposait à se rencontrer, et qu’absolument rien ne prédispose à la compréhension mutuelle, vont ainsi se retrouver ensemble en villégiature : Mrs Wilkins, femme dévouée d’un modeste avocat, menant une petite vie bourgeoise terne et ennuyeuse, Mrs Arbuthnot, femme austère et dévote, délaissée depuis longtemps par un mari écrivain qu’elle aime toujours, lady Caroline Dester, jeune aristocrate désinvolte à la beauté ravageuse, perpétuellement en proie à l’accablant désir d’autrui, et Mrs Fischer, femme âgée et sévère, issue d’une bourgeoisie éclairée.

Une cohabitation improbable qui va donner lieu à d’incessantes incompréhensions, occasions d’une savoureuse drôlerie, sur un rythme de plus en plus soutenu à mesure que l’histoire avance. D’autant que le merveilleux château qui les abrite va recevoir de nouveaux visiteurs. La magie des lieux, alliée à l’exaltation communicative de Mrs Wilkins, va progressivement conduire chacun sur le terrain de ses véritables désirs, opérant des bouleversements intérieurs pour le moins inattendus.
A mi-chemin entre Jane Austen et Pelham Grenville Wodehouse, on retrouve dans Avril enchanté un humour subtil et décapant qui fait mouche à chaque page. Une lecture enthousiasmante pour qui aime le curare et la bonne humeur.

 
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Dimanche 29 avril 2007
Sortie du nouveau Douglas Kennedy intitulé La femme du cinquième :

La femme du cinquième

"Il y a encore quelques mois, Harry Ricks était professeur dans une université américaine et menait une vie tranquille avec sa femme et sa fille. Aujourd'hui, Harry survit tout juste dans une chambre de bonne crasseuse à Paris, au fin fond du Xe arrondissement, et n'a plus aucun contact avec sa famille. Alors qu'il croit toucher le fond, la passion fait irruption dans sa vie : elle s'appelle Margit, elle est hongroise et sensuelle. Et très énigmatique : Harry ne devra pas lui poser de questions sur son travail, son passé, sa vie, et ne pourra la voir que deux fois par semaine, à dix-sept heures, dans son appartement du Ve. Comme envoûté, Harry accepte. Mais bientôt se produisent autour de lui d'étranges coïncidences…"


L'occasion de rappeler que son très bon dernier roman, Les charmes discrets de la vie conjugale, est disponible en poche :

Les charmes discrets de la vie conjugale

"Pour ses intellectuels de parents, Hannah Buchan est une vraie déception. À vingt ans, au lieu de grimper sur les barricades et de se fondre dans l'ébullition sociale des années soixante-dix, elle n'a d'autre ambition que d'épouser son petit ami médecin et de fonder une famille.
Installée dans une petite ville du Maine, Hannah goûte aux charmes très, très discrets de la vie conjugale. C'est alors que le hasard lui offre l'occasion de sortir du morne train-train de son quotidien : malgré elle, Hannah va se rendre complice d'un grave délit.

Trente ans plus tard survient le 11 septembre, et avec lui le temps du doute, de la remise en question, de la suspicion. Le passé d'Hannah va ressurgir inopinément. Et du jour au lendemain, son petit monde soigneusement protégé va s'écrouler..."



Par Philippe - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Lundi 18 décembre 2006
En passant par la demeure de Jean-Loup Daraux.

Préface de Jean-Michel Wilmotte. Photos de Mario Campi, aquarelles de Pascal Cessou, Edition Verba Volant, 265 pages, 75 Euros environ.


J'ai feuilleté ce livre à plusieurs reprises en librairie avec envie. C'est sans conteste le plus bel ouvrage de décoration paru ces derniers temps. Beau en soi, avec son papier épais et ses effets de transparence, il nous dévoile la propre maison de Jean-loup Daraux, en Provence. Les photos sont magnifiques, les décors sont enchanteurs, raffinés, doux et accueilllants. Une invitation à un beau rêve. Jean-Loup Daraux, architecte d'intérieur, dirige la ligne de mobilier et d'objets de décoration Mis en demeure, présente dans les grands magasins parisiens et dans une très belle boutique, rue du Cherche-midi à Paris.


L'art de vivre à travers le monde de Sratfford Cliff et Gilles de Chabaneix, Edition de la Martinère, 480 pages, 45 Euros environ.

Voilà ce qui s'appelle une somme : plus de 1000 photos pour un tour du monde de l'habitat rendu dans toute sa variété. De l'Asie à l'Europe, en passant par l'Amérique latine ou l'Afrique, de l'ancien au contemporain, du sophistiqué au plus simple, tous les décors photographiés ici ont une âme. Un livre dense qui sera une source d'inspiration utile et ravira tous les passionnés de décoration et de voyage.





Par Philippe - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
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