Dernier né après Côté Sud, Côté Est et Côté Ouest, Côté Paris sortait en kiosque vendredi. Je n'ai
pas manqué de l'acheter, m'en réservant la lecture et l'appréciation pour le week-end, assez impatient de découvrir cette nouveauté. En espérant qu'elle en soit vraiment une.

Au premier feuilletage, l'impression générale qui se dégage de la revue est conforme au positionnement plutôt haut de gamme et chic voulu par la rédaction. Mais rien d'innovant sur la forme. On pourrait aussi bien être en train de feuilleter AD ou Maison Française.
Premier agacement amusé dès les premières pages où une liste de "rendez-vous insolites" propose aux Parisiens de découvrir des lieux comme les serres d'Auteuil ou le quartier d'Aligre et des adresses comme Casa Nova ou la librairie des jardins. Des endroits qu'à peu près n'importe quel Parisien connaît. Ou l'art d'enfoncer les portes ouvertes.
Pas de chance ensuite, car un facétieux hasard m'a conduit directement à l'article "Talent aiguille", page 76, sur l'allure en général et le bottier Christian Louboutin en particulier. Or, s'il ne viendrait vraisemblablement pas à l'idée de Christian Louboutin d'oublier de poser un talon à une chaussure, Côté Paris quant à lui s'autorise allègrement à écrire "designe-t'il" avec une apostrophe, appelant alors une simple question : équipe rédactionnelle professionnelle ou groupe d'amateurs en goguette ?
Je parle de facétieux hasard car cet article de la page 76 fait figure par ailleurs de chef-d'oeuvre, relevant le défi d'être aussi maniéré que mal écrit. De lourds défauts qui ne sont malheureusement pas épargnés à l'ensemble du magazine. Notons également que Côté Paris ne connaît pour ainsi dire pas les paragraphes, ce qui en dit long sur la clarté des propos et sur le plaisir du lecteur à déchiffrer des colonnes monolithiques !
Pour le reste, les sujets clichés (Tour Eiffel, café de Flore) alternent avec du réchauffé, vu et revu ailleurs (Cédric Klapisch, Isabel Marant, Christian Louboutin) et les informations que l'on trouve plus complètes en deux clics de souris sur internet (marchés, restos etc.) et qui n'apportent donc guère de plus-value d'information. Quant aux sujets orientés décoration, ils présentent des photos lisses et sans grand caractère. Rien de nouveau sous le soleil.
Que reste-t-il alors ? Principalement trois reportages, sur Willy Ronis (avec de jolies photos), sur les graffitis et sur un artiste peintre, L. P. Promenheur. Un bien maigre butin sur les quelques 240 pages que compte la revue.

Au premier feuilletage, l'impression générale qui se dégage de la revue est conforme au positionnement plutôt haut de gamme et chic voulu par la rédaction. Mais rien d'innovant sur la forme. On pourrait aussi bien être en train de feuilleter AD ou Maison Française.
Premier agacement amusé dès les premières pages où une liste de "rendez-vous insolites" propose aux Parisiens de découvrir des lieux comme les serres d'Auteuil ou le quartier d'Aligre et des adresses comme Casa Nova ou la librairie des jardins. Des endroits qu'à peu près n'importe quel Parisien connaît. Ou l'art d'enfoncer les portes ouvertes.
Pas de chance ensuite, car un facétieux hasard m'a conduit directement à l'article "Talent aiguille", page 76, sur l'allure en général et le bottier Christian Louboutin en particulier. Or, s'il ne viendrait vraisemblablement pas à l'idée de Christian Louboutin d'oublier de poser un talon à une chaussure, Côté Paris quant à lui s'autorise allègrement à écrire "designe-t'il" avec une apostrophe, appelant alors une simple question : équipe rédactionnelle professionnelle ou groupe d'amateurs en goguette ?
Je parle de facétieux hasard car cet article de la page 76 fait figure par ailleurs de chef-d'oeuvre, relevant le défi d'être aussi maniéré que mal écrit. De lourds défauts qui ne sont malheureusement pas épargnés à l'ensemble du magazine. Notons également que Côté Paris ne connaît pour ainsi dire pas les paragraphes, ce qui en dit long sur la clarté des propos et sur le plaisir du lecteur à déchiffrer des colonnes monolithiques !
Pour le reste, les sujets clichés (Tour Eiffel, café de Flore) alternent avec du réchauffé, vu et revu ailleurs (Cédric Klapisch, Isabel Marant, Christian Louboutin) et les informations que l'on trouve plus complètes en deux clics de souris sur internet (marchés, restos etc.) et qui n'apportent donc guère de plus-value d'information. Quant aux sujets orientés décoration, ils présentent des photos lisses et sans grand caractère. Rien de nouveau sous le soleil.
Que reste-t-il alors ? Principalement trois reportages, sur Willy Ronis (avec de jolies photos), sur les graffitis et sur un artiste peintre, L. P. Promenheur. Un bien maigre butin sur les quelques 240 pages que compte la revue.
par Philippe
publié dans :
Revue de presse
Errant sans conviction dans une Maison de la Presse hier soir, j'ai fini par acheter les magazines ELLE et ELLE Décoration qui étaient vendus
ensemble pour 5 Euros.
Je vous livre mes impressions comme elles viennent, à mesure que je découvre le contenu du ELLE (tout court, pas déco !)
1/ Page 7 : le sommaire. Cela me rappelle une réplique entendue dans la dernière pièce de Woody Allen : "t'es bête comme un sommaire de magazine féminin !". Réplique que j'enrageai aussitôt de n'avoir jamais prononcée, ou comment être jaloux de Woody Allen pendant 2 secondes et demie.
2 / Page 8 : publicité pour une montre Dior avec Sharon Stone qui paraît avoir 25 ans, non, 26 pardon ! Elle a quel âge en réalité, la cinquantaine non ?
Merci qui ? Merci Photoshop !
3 / Page 9 : édito de Dorothée Werner. Qui est-ce ? Je ne sais pas, rien n'est précisé de sa fonction dans la revue. Elle doit donc être au moins mondialement connue. Mais j'ai juste tendance à ne pas trouver ça pro.
4 / Page 10 : une lectrice a écrit pour raconter qu'elle fait tout comme ELLE : "Je l'ai appris par coeur mon ELLE. Je mets le T-shirt emprunté à mon homme, le vieux cachemire de mon père, un pantalon à rayures tennis, des Converses...."
C'est beau d'avoir de la personnalité !
5 / Page 14 : une grande photo et une colonne pour dresser un portrait de Benazir Bhutto qualifiée par la rédactrice de "fine stratège". Dommage, "fin" s'accorde à "stratège" dont il est l'adjectif et qui est masculin. Courage ELLE, essaye encore !
6 / Page 22 : Ladurée édite une "Eau d'Amande" en vente au Bon Marché à partir de début décembre.
Une pensée donc pour mes chères lectrices amoureuses de Ladurée. Car devinez quoi ? Le bouchon du flacon est bien sûr en forme de macaron !
7 / Page 28 : en 2008, Frédéric Beigbeder photographié par Jean-Paul Goude représentera Lafayette Homme.
En pub pour Halloween, ok je comprendrais, mais en égérie de la mode...quelque chose m'échappe !
8 / Pages 31et 32 : publicité pour la marque de sous vêtements Eres. La "petite" culotte ressemble à une gaine de grand-mère, ça remonte au dessus du nombril, c'est immonde. Encore heureux que ça s'arrête avant les aisselles ! Et la couleur : corail-vieux rose... Euh, ça se vend vraiment des trucs pareils ?
9 / Page 38 : critique d'un certain Hector Obalk de l'expo consacrée à Arcimboldo au Musée du Luxembourg. Elle commence comme ceci : "Une fois qu'on s'est amusé à repérer comment les allégories d'Arcimboldo prennent chair dans la forme des fruits, des légumes et des céréales, il faut passer outre..."
Quelles allégories ? On peut savoir ?
Bref, en cas de canicule, toujours avoir un Hector Obalk sur soi, ça vous produit du vent avec rien, c'est très rafraîchissant.
10 / Pages 52 : une rubrique titre "La playlist des ados".
La quoi ?
11 / Page 87 : zoom sur une tendance, celle des hommes et des femmes qui s'habillent de la même façon. ELLE le dit bien haut : "Côté couleurs, le temps où les garçons n'osaient pas porter de rose ou des coloris connotés féminins est révolu. Plus rien n'empêche le mélange des genres."
Même que c'est vrai d'abord, moi j'ai un polo rose ! Par contre je me suis arrêté là, la jupe et les ballerines, je ne me sens pas encore prêt !
12 / Page 99 : "J'ai testé le Krav-Maga".
Grand vide dans ma caboche d'ignorant ! Eh bien c'est de la "self-défense branchée", grâce à quoi une charmante dame pourra sans sommation adresser un "coup de pied dans les couilles" à un homme s'il entre dans son périmètre de sécurité, soit environ un mètre.
C'est décidé, demain je m'achète une coquille !
13 / Page 122 : publicité pour les sous-vêtements Variance à "découvrir en hypermarchés".
Je ne sais pas si ça va hyper marcher !
14 / A partir de la page 128 : très jolies photos de Chiara Mastroianni habillée en Roberto Cavalli, en Diane von Furstenberg ou en Emilio Pucci. J'aime.
15 / A partir de la page 136 : encore de jolies photos, cette fois-ci de Kim Basinger qui, à 53 ans, s'apprête à représenter une ligne de soins Lancaster. On dirait qu'elle a le même âge que Sharon Stone...
Sacré Photoshop, toujours là quand il faut !!
16 / Page 140 et suite : là on passe aux choses sérieuses avec des photos de mode pour que vous ayez THE allure d'hiver top fashion. Je résume : de la frange, du gilet de laine et du soulier verni.
17 / Page 186 : une rubrique "maison" s'ouvre sur une photo digne d'un décor d'épouvante pour vous annoncer que le lino fait son come-back.
Le lino c'est naturel, ok, mais que c'est moche ! Un peu comme une petite culotte Eres, mais en déco !
Je vous livre mes impressions comme elles viennent, à mesure que je découvre le contenu du ELLE (tout court, pas déco !)
1/ Page 7 : le sommaire. Cela me rappelle une réplique entendue dans la dernière pièce de Woody Allen : "t'es bête comme un sommaire de magazine féminin !". Réplique que j'enrageai aussitôt de n'avoir jamais prononcée, ou comment être jaloux de Woody Allen pendant 2 secondes et demie.
2 / Page 8 : publicité pour une montre Dior avec Sharon Stone qui paraît avoir 25 ans, non, 26 pardon ! Elle a quel âge en réalité, la cinquantaine non ?
Merci qui ? Merci Photoshop !
3 / Page 9 : édito de Dorothée Werner. Qui est-ce ? Je ne sais pas, rien n'est précisé de sa fonction dans la revue. Elle doit donc être au moins mondialement connue. Mais j'ai juste tendance à ne pas trouver ça pro.
4 / Page 10 : une lectrice a écrit pour raconter qu'elle fait tout comme ELLE : "Je l'ai appris par coeur mon ELLE. Je mets le T-shirt emprunté à mon homme, le vieux cachemire de mon père, un pantalon à rayures tennis, des Converses...."
C'est beau d'avoir de la personnalité !
5 / Page 14 : une grande photo et une colonne pour dresser un portrait de Benazir Bhutto qualifiée par la rédactrice de "fine stratège". Dommage, "fin" s'accorde à "stratège" dont il est l'adjectif et qui est masculin. Courage ELLE, essaye encore !
6 / Page 22 : Ladurée édite une "Eau d'Amande" en vente au Bon Marché à partir de début décembre.
Une pensée donc pour mes chères lectrices amoureuses de Ladurée. Car devinez quoi ? Le bouchon du flacon est bien sûr en forme de macaron !
7 / Page 28 : en 2008, Frédéric Beigbeder photographié par Jean-Paul Goude représentera Lafayette Homme.
En pub pour Halloween, ok je comprendrais, mais en égérie de la mode...quelque chose m'échappe !
8 / Pages 31et 32 : publicité pour la marque de sous vêtements Eres. La "petite" culotte ressemble à une gaine de grand-mère, ça remonte au dessus du nombril, c'est immonde. Encore heureux que ça s'arrête avant les aisselles ! Et la couleur : corail-vieux rose... Euh, ça se vend vraiment des trucs pareils ?
9 / Page 38 : critique d'un certain Hector Obalk de l'expo consacrée à Arcimboldo au Musée du Luxembourg. Elle commence comme ceci : "Une fois qu'on s'est amusé à repérer comment les allégories d'Arcimboldo prennent chair dans la forme des fruits, des légumes et des céréales, il faut passer outre..."
Quelles allégories ? On peut savoir ?
Bref, en cas de canicule, toujours avoir un Hector Obalk sur soi, ça vous produit du vent avec rien, c'est très rafraîchissant.
10 / Pages 52 : une rubrique titre "La playlist des ados".
La quoi ?
11 / Page 87 : zoom sur une tendance, celle des hommes et des femmes qui s'habillent de la même façon. ELLE le dit bien haut : "Côté couleurs, le temps où les garçons n'osaient pas porter de rose ou des coloris connotés féminins est révolu. Plus rien n'empêche le mélange des genres."
Même que c'est vrai d'abord, moi j'ai un polo rose ! Par contre je me suis arrêté là, la jupe et les ballerines, je ne me sens pas encore prêt !
12 / Page 99 : "J'ai testé le Krav-Maga".
Grand vide dans ma caboche d'ignorant ! Eh bien c'est de la "self-défense branchée", grâce à quoi une charmante dame pourra sans sommation adresser un "coup de pied dans les couilles" à un homme s'il entre dans son périmètre de sécurité, soit environ un mètre.
C'est décidé, demain je m'achète une coquille !
13 / Page 122 : publicité pour les sous-vêtements Variance à "découvrir en hypermarchés".
Je ne sais pas si ça va hyper marcher !
14 / A partir de la page 128 : très jolies photos de Chiara Mastroianni habillée en Roberto Cavalli, en Diane von Furstenberg ou en Emilio Pucci. J'aime.
15 / A partir de la page 136 : encore de jolies photos, cette fois-ci de Kim Basinger qui, à 53 ans, s'apprête à représenter une ligne de soins Lancaster. On dirait qu'elle a le même âge que Sharon Stone...
Sacré Photoshop, toujours là quand il faut !!
16 / Page 140 et suite : là on passe aux choses sérieuses avec des photos de mode pour que vous ayez THE allure d'hiver top fashion. Je résume : de la frange, du gilet de laine et du soulier verni.
17 / Page 186 : une rubrique "maison" s'ouvre sur une photo digne d'un décor d'épouvante pour vous annoncer que le lino fait son come-back.
Le lino c'est naturel, ok, mais que c'est moche ! Un peu comme une petite culotte Eres, mais en déco !
par Philippe
publié dans :
Revue de presse
Avis à la population, enfin à celle qui aime le style scandinave, Le Journal de la Maison de Juin qui vient de sortir comporte un reportage sur la maison
suédoise de Nina Hartmann, créatrice de la boutique en ligne Shabby Larsson. C'est tout joli, tout blanc, scandinave quoi
!
Toujours avis à la population, à celle qui aime se taper la cuisse en riant grassement, il faut que je vous parle du numéro de Maison Française d'avril-mai. Ok, je sais, j'ai plus qu'un métro de retard sur ce coup-là, mais ça vaut le détour quand même ! Comme à chaque fois que j'ai une revue de déco en main, je feuillette en commençant par la fin, je butine et je lis le plus souvent en diagonale. C'est dire que lorsque je trouve quelque chose qui cloche, il faut vraiment que ça ressemble à un dérapage. Je feuillette donc Maison Française et je tombe page 146 sur une rubrique intitulée "In&out", du genre on garde/on jette. Je commence à me frotter les mains (mentalement, sinon la revue tombe par terre), imaginant très bien que je vais trouver un calque de ce qui se fait dans les revues de mode. Cela donne donc ceci : "Out le beige trop classique et ennuyeux", "Out les patines de couleurs" ou encore "Out le style Marie-Antoinette à toutes les sauces". Moi qui croyais être devant un magazine de déco, j'étais devant un gourou ! Donc, vous avez bien compris, si vos murs ont une patine de couleur, si vous êtes meublés XVIIIème, si vous êtes tendance BCBG classique, vous n'êtes plus que des ringards, et vous devriez être bien contents qu'on veuille encore bien vous adresser la parole. Pour échapper à l'opprobre, il ne vous reste plus qu'à repeindre vos murs, mettre à la poubelle tous vos trucs beiges et changer de mobilier. D'ailleurs, puisque dès demain vous allez modifier toute la déco, il suffit de tourner quelques pages pour apprendre que c'est le grand retour du style antique. Il était parti, ben le v'là revenu ! Même que le gourou dit : "Pour une maison du dernier chic, parions sur les dorures rehaussées de noir et d'orange, misons sur le plâtre et donnons rendez-vous à Praxitèle, l'un des plus fameux artistes de l'Antiquité...." Personnellement, si je donne rendez-vous à Praxitèle, vous pouvez être sûrs que je lui pose un lapin ! Parce que les colonnes grecques dans le salon, avec les statues alanguies le petit oiseau à l'air, ce sera sans moi ! Je laisserai ce "dernier chic" à ceux qui en veulent bien, tout là-haut, au firmament de la distinction. Mais je ne résisterai pas pour cette fois-ci : OUT Maison Française !
Toujours avis à la population, à celle qui aime se taper la cuisse en riant grassement, il faut que je vous parle du numéro de Maison Française d'avril-mai. Ok, je sais, j'ai plus qu'un métro de retard sur ce coup-là, mais ça vaut le détour quand même ! Comme à chaque fois que j'ai une revue de déco en main, je feuillette en commençant par la fin, je butine et je lis le plus souvent en diagonale. C'est dire que lorsque je trouve quelque chose qui cloche, il faut vraiment que ça ressemble à un dérapage. Je feuillette donc Maison Française et je tombe page 146 sur une rubrique intitulée "In&out", du genre on garde/on jette. Je commence à me frotter les mains (mentalement, sinon la revue tombe par terre), imaginant très bien que je vais trouver un calque de ce qui se fait dans les revues de mode. Cela donne donc ceci : "Out le beige trop classique et ennuyeux", "Out les patines de couleurs" ou encore "Out le style Marie-Antoinette à toutes les sauces". Moi qui croyais être devant un magazine de déco, j'étais devant un gourou ! Donc, vous avez bien compris, si vos murs ont une patine de couleur, si vous êtes meublés XVIIIème, si vous êtes tendance BCBG classique, vous n'êtes plus que des ringards, et vous devriez être bien contents qu'on veuille encore bien vous adresser la parole. Pour échapper à l'opprobre, il ne vous reste plus qu'à repeindre vos murs, mettre à la poubelle tous vos trucs beiges et changer de mobilier. D'ailleurs, puisque dès demain vous allez modifier toute la déco, il suffit de tourner quelques pages pour apprendre que c'est le grand retour du style antique. Il était parti, ben le v'là revenu ! Même que le gourou dit : "Pour une maison du dernier chic, parions sur les dorures rehaussées de noir et d'orange, misons sur le plâtre et donnons rendez-vous à Praxitèle, l'un des plus fameux artistes de l'Antiquité...." Personnellement, si je donne rendez-vous à Praxitèle, vous pouvez être sûrs que je lui pose un lapin ! Parce que les colonnes grecques dans le salon, avec les statues alanguies le petit oiseau à l'air, ce sera sans moi ! Je laisserai ce "dernier chic" à ceux qui en veulent bien, tout là-haut, au firmament de la distinction. Mais je ne résisterai pas pour cette fois-ci : OUT Maison Française !
par Philippe
publié dans :
Revue de presse
ça m'a pris comme ça, sur le quai du RER, j'ai pris le Marie-Claire Maison de décembre-janvier : "Un Noël
d'inspiration japonaise". Pourquoi pas. Mon premier Marie-Claire Maison qui ne soit pas feuilleté anxieusement dans la salle d'attente du dentiste. Forcément, je l'ai regardé de plus près
celui-là. Après pas mal de pages d'idées cadeaux, japonisants ou pas (l'huile hydradante Chanel N°5, idée très originale, ou la trousse Gucci dorée, pas vulgaire pour deux sous), je mets le nez
dans la rubrique "J'organise une fête à la maison...et je n'ai plus qu'une semaine pour tout préparer !" La rédactrice en charge de la rubrique s'est mise dans la peau de la fille pressée qui
veut faire une super fête, trop super originale, mais qui, grosso-modo, ne sait ni où aller ni que faire. Elle nous raconte très vite qu'elle va s'approvisionner à Rungis avec une voisine, chez
Plantes Assistance, un grossiste de la déco...réservé aux professionnels ! Chouette, un tuyau dont je ne peux pas profiter ! Génial ce début de rubrique. Il pourrait même s'intituler: "Mes bonnes
adresses déco, où je suis la seule à pouvoir aller, nananananèreuh !" Quant à moi, je n'ai plus qu'à m'inscrire au registre de la Chambre de Commerce et de l'Industrie. Sinon, j'ai encore 15
jours pour me faire une bonne copine avec le bon extrait de Kbis. Merci Marie-Claire Maison.
A ce stade, déjà, je me suis mis à feuilleter beaucoup plus rapidement le reste de la revue, quand je suis tombé sur l'en-tête de la page 125 : "Paola Calia nous livre ses adresses secrètes..." Dans ma caboche, agitation maximale et balbutiement cérébral : que se passe-t-il ? Paolo se serait fait opérer ? Il a une soeur ? Non, c'est bien Paolo, à voir la déco... Ouf, ce n'était donc qu'une coquille...qui aura sûrement fait plaisir à Paola. Paolo, pardon !
D'un saut de pages magique j'arrive ensuite à la fin de la revue, et là, paf, des photos de guirlandes de Noël. Vous stoppez net page 194, parce que les guirlandes de Noël, un 11 décembre, c'est crucial, ça VOUS concerne ! Si, si ! Légende 1 : "Oiseaux en métal découpé et laqué rouge" Ah oui ? Pourquoi sont-ils noirs sur la photo ? Oh, qu'il est mignon ce singe ! Ils en disent quoi ? Tiens, que c'est un médaillon en métal découpé et coloré, terminé par des paillettes et des pompons. Curieux. Oh, la jolie petite maison ! Bizarre, pour eux c'est une silhouette d'ange en fil de fer patiné ! Sont-ils joueurs chez Marie-Claire Maison !
A ce stade, déjà, je me suis mis à feuilleter beaucoup plus rapidement le reste de la revue, quand je suis tombé sur l'en-tête de la page 125 : "Paola Calia nous livre ses adresses secrètes..." Dans ma caboche, agitation maximale et balbutiement cérébral : que se passe-t-il ? Paolo se serait fait opérer ? Il a une soeur ? Non, c'est bien Paolo, à voir la déco... Ouf, ce n'était donc qu'une coquille...qui aura sûrement fait plaisir à Paola. Paolo, pardon !
D'un saut de pages magique j'arrive ensuite à la fin de la revue, et là, paf, des photos de guirlandes de Noël. Vous stoppez net page 194, parce que les guirlandes de Noël, un 11 décembre, c'est crucial, ça VOUS concerne ! Si, si ! Légende 1 : "Oiseaux en métal découpé et laqué rouge" Ah oui ? Pourquoi sont-ils noirs sur la photo ? Oh, qu'il est mignon ce singe ! Ils en disent quoi ? Tiens, que c'est un médaillon en métal découpé et coloré, terminé par des paillettes et des pompons. Curieux. Oh, la jolie petite maison ! Bizarre, pour eux c'est une silhouette d'ange en fil de fer patiné ! Sont-ils joueurs chez Marie-Claire Maison !
par Philippe Joubert
publié dans :
Revue de presse


Un anthropologue en déroute