Voici un roman que même l'éditeur ne s'est pas avisé de résumer. Je ne m'y essaierai pas non plus. Lire Fumiers et Cie c'est se laisser
emporter aux côtés de personnages qui n'ont pas eux-mêmes le temps de comprendre ce qui leur arrive, dans un enchaînement de situations mené au pas de charge et en crescendo vers une fin
explosive. Le roman débute à peu près paisiblement avec le jeune Tymothy Bright qui réussit dans la finance avant de connaître une faillite vertigineuse. Un soir, drogué à l'extrait de crapaud à
l'initiative d'un cousin pas très bien intentionné, Timothy s'enfoncera dans la nuit à 300 à l'heure sur sa moto, pour finir par entrer, au bout de son escapade et sans s'en rendre compte, dans
une maison au hasard et de s'y endormir. S'ensuivra de cet endormissement une longue série de quiproquos et de situations plus rocambolesques les unes que les autres.
L'humour est assassin, comme j'aime, et surtout très drôle. Et la plume cassante de Tom Sharpe ne s'encombre pas de limites, surtout lorsqu'il s'agit d'épingler la bêtise ou la veulerie, de brocarder l'argent facile, la corruption et les exploiteurs de tous bords.

L'humour est assassin, comme j'aime, et surtout très drôle. Et la plume cassante de Tom Sharpe ne s'encombre pas de limites, surtout lorsqu'il s'agit d'épingler la bêtise ou la veulerie, de brocarder l'argent facile, la corruption et les exploiteurs de tous bords.

Lu et grandement approuvé !
par Philippe
publié dans :
Livres

Un anthropologue en déroute