

Les hôtels de Guénégaud (17ème siècle) et de Mongelas (début 18ème) abritent, au coeur de Paris, une partie des collections de la Fondation de
la Maison de la Chasse et de la Nature créée par François et Jacqueline Sommer en 1964. L'autre partie étant installée au château de Chambord.
Rénové et réagencé il y a un peu plus d'un an, j'ai découvert le Musée de la Chasse et de la Nature en décembre. Il présente l'histoire de la chasse depuis ses origines, à travers ses instruments et modes de représentation, mais aussi, de façon plus large, ce qui a trait à l'imagerie animale.
C'est un lieu superbe et calme dont je conseille vivement la visite.
Rénové et réagencé il y a un peu plus d'un an, j'ai découvert le Musée de la Chasse et de la Nature en décembre. Il présente l'histoire de la chasse depuis ses origines, à travers ses instruments et modes de représentation, mais aussi, de façon plus large, ce qui a trait à l'imagerie animale.
C'est un lieu superbe et calme dont je conseille vivement la visite.
Jean-Baptiste OUDRY (1686-1755)La Lice et ses petits
Jean-Baptiste SANTERRE
(1651-1717)Portrait d’un chasseur
C'est l'occasion de signaler que jusqu'au 11 mai le musée accueille le travail photographique de Karen Knorr, qui continue la série "Fables" débutée en 2004 :
A la demande du Musée de la Chasse et de la Nature, Karen Knorr a poursuivi son travail sur
le rapport de l'homme à l'animal. Ce thème l'avait déjà conduite à s'intéresser à la représentation des animaux dans le contexte de zoos ou de musées de beaux arts. De photographie en
photographie Karen Knorr a réuni les éléments d'un bestiaire fabuleux.
Le ressort habituel des fables consiste à prêter aux animaux les conventions des hommes. La figure métaphorique de l'animal permet ainsi une approche critique de l'humanité. Mais il semble bien que les Fables de Karen Knorr aient un autre objet. Les animaux y évoluent avec naturel dans le territoire des hommes. Pas n'importe quel territoire, mais précisément celui qui devrait résolument leur rester interdit, qu'il s'agisse de salles de musée ou d'autres " sanctuaires culturels " que l'on veut habituellement protéger de la profanation des bêtes. Bien que pacifique, l'intrusion des bêtes subvertit l'institution et met en évidence son caractère " contre nature ".
Le ressort habituel des fables consiste à prêter aux animaux les conventions des hommes. La figure métaphorique de l'animal permet ainsi une approche critique de l'humanité. Mais il semble bien que les Fables de Karen Knorr aient un autre objet. Les animaux y évoluent avec naturel dans le territoire des hommes. Pas n'importe quel territoire, mais précisément celui qui devrait résolument leur rester interdit, qu'il s'agisse de salles de musée ou d'autres " sanctuaires culturels " que l'on veut habituellement protéger de la profanation des bêtes. Bien que pacifique, l'intrusion des bêtes subvertit l'institution et met en évidence son caractère " contre nature ".
Karen KNORR, The Green Bedroom Louis XVI - Fables - 2004
par Philippe
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Un anthropologue en déroute