Il y en a qui les élèvent, il y en a qui les chassent ou qui les montrent, d’autres qui les réintroduisent dans les Pyrénées. Les ours, Cyriaque Lecomte quant à lui les imagine et leur donne corps depuis bientôt 10 ans. Entretien avec le créateur.
Gris-bleu : Cyriaque, tout d’abord, pourquoi des ours ?
Cyriaque : Je voulais faire quelque chose d’original, travailler sur un domaine peu exploré. Car il faut préciser que je crée des ours de collection. Ce ne sont donc pas des jouets, ils sont avant tout destinés à des adultes. Je réalise le plus souvent des ours uniques ou de petites séries en éditions limitées
Gris-bleu : Qui achète des ours de collection ?
Cyriaque : Il y a les collectionneurs, qui eux s’intéressent avant tout au style du créateur. Il y a ceux qui offrent un ours en cadeau pour une occasion particulière ou pour décorer une chambre d’enfant. D'autres personnes en font l’acquisition parce qu’elles n’ont pas eu la chance d’en posséder dans leur enfance. Je me rappelle par exemple le cas d'une dame de 85 ans : à sa demande, sa petite nièce était venue passer commande pour elle d’un ours, parce qu’elle n’en avait jamais eu. Dans la plupart des cas je réalise des commandes particulières.
Gris-bleu : Comment travailles-tu concrètement ?
Cyriaque : Je commence par dessiner en annotant mon croquis, comme le ferait un styliste pour un vêtement : matières, coloris etc. Je fais ensuite un patron et monte un prototype en tissu, un brouillon qui me permet de revenir au patron pour le modifier, l'ajuster. Souvent j'ai besoin d'un peu de recul avant d'y revenir. Et puis je me lance dans la confection, en travaillant entièrement à la main, à la manière dont étaient réalisés les premiers ours autrefois.
Gris-bleu : De quels types de matériaux te sers-tu ?
Cyriaque : J'utilise du mohair avec différentes longueurs de poils, des yeux en verre, et des matériaux de rembourage variés comme la laine de mouton, la fibre de bois ou le sable minéral. Mais la liste n'est pas exhaustive étant donné que j'ai dû développer d'autres savoir-faire pour la présentation et l'accessoirisation de mes ours : couture et teinture pour les vêtements, patine ou encore poterie. En ce qui concerne les coloris des vêtements, je travaille d'ailleurs en ce moment à l'utilisation de teintures écologiques. En fait, tout ce que je peux faire à côté des ours proprements dits me plaît beaucoup, je ne m'ennuie pas !
Gris-bleu : Quelle est ton actualité, quels sont tes projets ?
Cyriaque : Dans à peu près un mois, on pourra trouver mes ours à Paris chez Jeanne et Jeremy, au coeur du Village Suisse dans le 15ème arrondissement. Je donne aussi des stages de création dans un vieux manoir à Lisieux. Ces stages ont lieu une fois par mois sur deux jours et sont ouverts à tous ceux qui souhaitent apprendre les bases de réalisation d'un ours.
Quant aux projets, je n'en manque pas ! Je travaille à l'écriture de deux ouvrages, le premier en collaboration avec une anthropologue, le deuxième à destination des enfants. Je réfléchis aussi à la préparation d'un événement pour fêter mes 10 ans de création. Et bien sûr réaliser de nouveaux ours, notamment des éditions limitées.
Merci Cyriaque !
Gris-bleu : Cyriaque, tout d’abord, pourquoi des ours ?
Cyriaque : Je voulais faire quelque chose d’original, travailler sur un domaine peu exploré. Car il faut préciser que je crée des ours de collection. Ce ne sont donc pas des jouets, ils sont avant tout destinés à des adultes. Je réalise le plus souvent des ours uniques ou de petites séries en éditions limitées
Gris-bleu : Qui achète des ours de collection ?
Cyriaque : Il y a les collectionneurs, qui eux s’intéressent avant tout au style du créateur. Il y a ceux qui offrent un ours en cadeau pour une occasion particulière ou pour décorer une chambre d’enfant. D'autres personnes en font l’acquisition parce qu’elles n’ont pas eu la chance d’en posséder dans leur enfance. Je me rappelle par exemple le cas d'une dame de 85 ans : à sa demande, sa petite nièce était venue passer commande pour elle d’un ours, parce qu’elle n’en avait jamais eu. Dans la plupart des cas je réalise des commandes particulières.
Gris-bleu : Comment travailles-tu concrètement ?
Cyriaque : Je commence par dessiner en annotant mon croquis, comme le ferait un styliste pour un vêtement : matières, coloris etc. Je fais ensuite un patron et monte un prototype en tissu, un brouillon qui me permet de revenir au patron pour le modifier, l'ajuster. Souvent j'ai besoin d'un peu de recul avant d'y revenir. Et puis je me lance dans la confection, en travaillant entièrement à la main, à la manière dont étaient réalisés les premiers ours autrefois.
Gris-bleu : De quels types de matériaux te sers-tu ?
Cyriaque : J'utilise du mohair avec différentes longueurs de poils, des yeux en verre, et des matériaux de rembourage variés comme la laine de mouton, la fibre de bois ou le sable minéral. Mais la liste n'est pas exhaustive étant donné que j'ai dû développer d'autres savoir-faire pour la présentation et l'accessoirisation de mes ours : couture et teinture pour les vêtements, patine ou encore poterie. En ce qui concerne les coloris des vêtements, je travaille d'ailleurs en ce moment à l'utilisation de teintures écologiques. En fait, tout ce que je peux faire à côté des ours proprements dits me plaît beaucoup, je ne m'ennuie pas !
Gris-bleu : Quelle est ton actualité, quels sont tes projets ?
Cyriaque : Dans à peu près un mois, on pourra trouver mes ours à Paris chez Jeanne et Jeremy, au coeur du Village Suisse dans le 15ème arrondissement. Je donne aussi des stages de création dans un vieux manoir à Lisieux. Ces stages ont lieu une fois par mois sur deux jours et sont ouverts à tous ceux qui souhaitent apprendre les bases de réalisation d'un ours.
Quant aux projets, je n'en manque pas ! Je travaille à l'écriture de deux ouvrages, le premier en collaboration avec une anthropologue, le deuxième à destination des enfants. Je réfléchis aussi à la préparation d'un événement pour fêter mes 10 ans de création. Et bien sûr réaliser de nouveaux ours, notamment des éditions limitées.
Merci Cyriaque !
par Philippe
publié dans :
Artistes - créateurs

Un anthropologue en déroute