Gris-bleu saison 3, c'est parti !
Par Philippe
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Publié dans : Humour-humeur
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Mon week-end à la campagne a eu beau être grisailleux et humide, il ne m'a empêché
ni de jouer à la baballe avec ma raquette de tennis, ni d'observer la nature au
jardin, ni de déguster de bons petits plats.
Pas question de se laisser enquiquiner par le mauvais temps !
Par Philippe
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Publié dans : Ambiances
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Suite à la mort de mon chat, je suis allé donner les boîtes alimentaires qui restaient à une association. Il
n'est pas exclu que je reprenne un chat un jour et ce sera très sûrement l'un de ces matous qui abondent dans les refuges. Le mien était d'ailleurs aussi un chat abandonné. Depuis mercredi, son
absence se fait sentir à chaque instant et il va falloir encore un peu de temps avant que je ne m'y habitue complètement. Aujourd'hui, je peux vous l'avouer, je suis un blogueur très méritant :
je passais beaucoup de temps devant mon clavier avec les sept kilos du chat étalés sur mes avant-bras ! Ce n'était pas toujours simple, mais je lui dois d'avoir cette musculature hors du commun
qui rend si jaloux Arnold Schwarzenegger. Pas plus tard qu'hier soir au téléphone, celui-ci qui me demandait encore quel était mon secret. Je n'ai rien dit bien sûr !
Le lendemain matin de la mort de mon coach en musculation des avant-bras, parce qu'il y a des périodes où les événements pas
amusants du tout semblent se donner le mot, c'est ma grand-mère maternelle qui est décédée. Ma grand-mère également aimait les chats et le peu d'échanges que nous avions pu avoir trois semaines
auparavant avait porté sur eux. Ma grand-mère n'était pas une personne facile, pour le moins. Elle partageait avec mon chat ce petit côté Vélociraptor pas toujours levé du bon pied qui vous
invitait à savoir prestement raser les murs. Il y a peu, elle maniait d'ailleurs encore fort bien sa canne, instrument très pratique, il est vrai, pour écarter malotrus et autres bachi-bouzouks
de son chemin. Un bon exemple que je n'hésiterai pas à appliquer à mon tour lorsque je serai vieux !
J'avais entamé le deuil de ma grand-mère il y a cinq ans, lorsque la maladie d'Alzheimer avait été diagnostiquée et que d'autres
problèmes de santé l'avaient conduite à passer plusieurs mois à l'hôpital. Je m'étais effondré, je rejetais les diagnostics, je n'acceptais pas l'idée que ma grand-mère perde son autonomie, sa
force, ni l'idée qu'elle ne finisse pas par retrouver son appartement et ses repères familiers. Ma grand-mère n'était pas quelqu'un de facile mais nous nous entendions bien, nous avions nos dîners quasi hebdomadaires, nos
petites habitudes. Quand tout cela est parti en éclats, par force il a bien fallu que je m'incline mais cela ne s'est pas fait en un jour.
Notre vie est jalonnée de deuils, nous sommes tous confrontés à l'acceptation de nos pertes, celle de l'enfance, celle d'un bonheur, d'un être, d'un amour etc. Un deuil est une affaire complexe
et intime qu'il vaut mieux ne pas manquer sous peine de s'en trouver entravé durablement. Je peux dire personnellement que je suis assez nul en deuil. Par exemple, si j'avais fait fac de deuil,
vous pouvez être certains que je n'en serais jamais sorti diplômé, ou bien que je m'en serais tout juste acquitté avec une mention passable. Je n'ose même pas y penser ! Mes deuils sont un peu de
guingois, un peu mal finis, un rien encombrants. Quand je les fais sortir par la porte, ils ont tendance à rentrer par la fenêtre.
Le temps passant, l'expérience aide heureusement à fourbir quelques armes pour affronter les coups durs. Je peux faire par exemple la meilleure tarte pommes-poires au chocolat blanc qui puisse
exister. Aux derniers championnats de l'univers de la tarte pommes-poires au chocolat blanc, j'ai raflé la médaille d'or. Ne songez même pas à rivaliser avec moi ! Ma tarte a cependant un
inconvénient majeur, elle ne se laisse pas photographier, elle n'en a pas le temps. Son empressement à être mangée est incroyable et sa disparition est foudroyante. Toujours est-il que la
tartothérapie chocolatesque, en cas de bourrasque, est une méthode efficace pour prendre soin de soi et se dire qu'on va tenir bon.
Le seul hic: la dernière bouchée avalée, il faut faire son deuil de la tarte.
Par Philippe
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Publié dans : Humour-humeur
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Mon chat a été euthanasié à 6 heures ce matin. J'étais si content de vous dire hier qu'il allait enfin mieux,
je n'imaginais pas qu'il ferait un nouvel oedème pulmonaire cette nuit. A 4 h il crachait de l'eau, étouffait, il a fallu faire vite et repartir une fois de plus aux urgences. Les suites de
l'uréstrostomie ne s'étaient pas trop mal passées à part une infection vite contenue, les calculs à la vessie pouvaient être dissouts et évacués grâce à un régime alimentaire, ce sont les
problèmes cardiaques qui auront finalement eu le dessus. On aurait pu continuer à lutter contre les oedèmes (injections de diurétiques etc.) au prix d'un acharnement thérapeutique, pour quel
gain, quelle vie pour lui ?
J'aimais terriblement mon chat, ce matin j'ai mal, je me sens vide et abattu. Je ne lui rapporterai
finalement plus la baballe, il ne me réveillera plus en pleine nuit pour exiger caresses et câlins, il ne viendra plus m'enquiquiner sur mon bureau quand j'écris, il ne déposera plus ses poils
blancs sur mes pulls ni dans le linge propre, il ne ronronnera plus la tête blottie dans mon cou, je ne croiserai plus son regard bourru, c'est fini. Il va juste falloir vider et laver sa
litière, nettoyer ses soucoupes, tout ranger, et digérer ma peine.
Par Philippe
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Publié dans : Humour-humeur
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Des problèmes importants et à répétiton, une cinquième visite aux urgences vétérinaires en fin de semaine
dernière, du stress, mais un chat toujours en vie, un chat à qui l'on a offert une nouvelle chance grâce à une piqûre d'antalgiques et à une prescription de Valium (qui fait antalgique chez les
chats). C'est que gros minou devait souffrir d'une douloureuse irritation de la vessie due à ses calculs. D'où son apathie et une brutale et totale perte d'appétit. Bref, le Valium a produit un
effet miraculeux : le chat mange de nouveau très bien, reprend du poids, avale ses médicaments pour le coeur et ingurgite sans problème son alimentation spéciale pour les calculs. Et puis
surtout, il recommence à me faire jouer ! Je peux m'amuser tout seul à la baballe, à quatre pattes, mais c'est évidemment beaucoup plus gratifiant pour moi lorsqu'il me la lance et que je la lui
rapporte fièrement.
Donc tout va bien, pour moi je veux dire, je refais de l'exercice avec le plaisir de constater que je n'ai rien perdu de ma dextérité habituelle et lorsque je reviens vers lui avec la baballe,
tout frétillant, je relis enfin de la satisfaction dans son regard chaternel.
Par Philippe
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Publié dans : Humour-humeur
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