Par Philippe
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Publié dans : Chiné-acheté
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Par Philippe
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Vendredi 19 septembre 2008
Les rues encombrées, les pas pressés, les sorties de bureaux, les métros saturés, je suis bien de retour à Paris. Dans cet environnement
grisâtre, je me sens très seul tout à coup. Mais je ne vais pas me plaindre, car après tout je connaissais l'issue de mon escapade. Ayant accepté d'accompagner mon corps en vacances, je dois en
payer maintenant le lourd tribut : être radieux, détendu et en pleine forme !
Quant à mon corps, c'est peu dire qu'il est ravi. Il est bronzé et s'est dépensé au grand air sans compter. J'ai presque cédé à tous ses caprices. Au départ il voulait faire du vélo, mais sans
trop se fatiguer, il exigeait d'ailleurs uniquement des pentes. J'avais beau lui expliquer qu'il n'y avait pas de pentes sans côtes, comme il n'y avait pas d'ombre sans lumière, il ne voulait
rien entendre. J'ai donc opté pour le meilleur compromis en la matière : du plat. D'où l'île de Ré.
Quel plaisir par ailleurs de bien respirer, tout simplement, de se laisser titiller la narine par d'agréables parfums maritimes ou de déambuler en chantant à tue-tête sur des pistes cyclables quasi désertes. Avec septembre revient le temps du
calme en bord de mer, on y revit sereinement ce qui en fait particulièrement une période agréable.
Et puis quelle chance aussi de pouvoir contempler la belle faune de l'île ! Il suffit de quitter un peu les pistes cyclables pour en devenir l'observateur privilégié : oiseaux, chats, lapins et
autres animaux non identifiables gisent sur les routes, entrailles à l'air, tous les 100 mètres au moins. Car on ne circule pas qu'à vélo, loin de là ! Le 4 x 4, signature parmi tant d'autres de
la beaufitude embourgeoisée, tient même le haut du pavé sur l'île de Ré. Dans une géographie sans relief, un 4 x 4 bien polluant est absolument nécessaire, c'est vrai.
Et quand les pauvres bêtes ne finissent pas en carpettes, les voilà dès septembre aux prises avec les chasseurs du dimanche. Dans les prés et les bois, à deux pas des pistes cyclables, les coups
de feu fusent. Certaines rafales ne font aucun doute, quelques uns de ces aimables chasseurs confondent fusil et mitrailleuse. On ne leur a pas tout expliqué ! Mais ne leur en voulons pas trop,
car manquer sa proie au premier coup est très énervant, alors forcément on se laisse un peu aller. Le fusil est un peu archaïque finalement, un bazooka serait plus efficace.
Bref, si on me proposait un job de lapin sur l'île de Ré, même avec un gros salaire en carottes et un gilet pare-balles, je refuserais tout net !
J'ai passé en tout cas de très bonnes vacances. En plus, ouf, malgré mes grandes oreilles je suis revenu sans plombs dans les fesses et sans être passé sous une voiture !
Par Philippe
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Publié dans : Ambiances
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Mon corps est utile, il possède même des options assez intéressantes comme marcher ou tenir une fourchette. Il fait tout cela plutôt bien, j'ai
rarement à me plaindre de ses services. Aussi, lorsqu'il m'a réclamé des vacances, du soleil et de la mer, je n'ai pas eu le cœur de refuser. Je m'attendais même un peu à sa requête pour être
franc. Il y avait dernièrement dans son attitude un je ne sais quoi d'un peu morne assez inhabituel.
En regardant mes pieds notamment, j'ai dû me rendre à l'évidence : leur regard éteint et cerné indiquait plus que jamais qu'il leur fallait fouler du sable fin de toute urgence. Mes mains
arboraient quant à elles un teint terne et une mine triste qui me faisaient redouter quelque penchant neurasthénique. Bref, pas question de les laisser à Paris, je les emmène avec mes pieds et
tout le reste. Je les imagine déjà, ces braves petites mains, faire des dessins dans le sable ou ramasser des coquillages, le vent dans les doigts. J'en suis ému rien que d'y penser.
Voilà, je me dévoue donc pour accompagner mon corps en vacances. Si ce n'était que moi, je serais resté à Paris bien sûr, mais on ne fait pas toujours ce qu'on veut ! Je sais heureusement que
vous êtes à mes côtés dans cette épreuve, que vous compatissez et penserez bien à moi.
A très bientôt !
Par Philippe
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Dimanche 7 septembre 2008
Retour de brocante hier avec un lot de vingt-deux grosses pampilles identiques, en cristal cette fois-ci, accompagnées de quelques
unes plus petites. Elles sont dans l'ensemble assez abîmées. Je réserve les moins belles à un usage extérieur comme ces cloches que j'ai réalisées avec des pots en terre de petite dimension. Il
suffit de passer un morceau de fil de fer dans la pampille, de faire un noeud à quelques centimètres de celle-ci en faisant dépasser assez de fil pour le passer à travers le pot renversé et
suspendre le tout. Plus simple et plus rapide, impossible ! Et avec le vent, elles produisent un joli son cristallin.
En somme, à bas le bling-bling, vive le gling-gling !
Par Philippe
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Quelques branches de haie coupées auxquelles j'ai ajouté du limoneum séché trouvé sur un marché, et voilà un grand bouquet simple parti
pour durer.
Par Philippe
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Publié dans : Mes idées déco
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Après les grandes, les petites :
Être petite bannière sur Gris-bleu n'est pas un métier facile. La petite bannière a la mission délicate de souligner la grande sans lui porter
ombrage. Elle doit la mettre en valeur sans avoir elle-même la moindre prétention à occuper la première place. Elle aura donc à accepter de bonne grâce sa condition subalterne sans jamais en
revendiquer une autre. De plus, sa carrière est brève et n'excède jamais plus de quelques mois. Sur Gris-bleu, les meilleures d'entre elles sont renvoyées sans pitié au profit d'autres plus
jeunes, plus fraîches, plus attirantes. Un sort cruel qui compense l'insigne honneur qui lui est fait de prendre part à l'accueil des visiteurs.
Par Philippe
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Publié dans : Carnet d'inspiration
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Puisque Gris-bleu a fait peau neuve et que je n'ai pas de carnets d'inspiration à proposer pour
les mois de juillet et Août, voici juste un retour en arrière sur les bannières qui ont illustré
l'en-tête du blog depuis le début :
Demain, hop, retour en images sur les petites bannières.
Par Philippe
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Publié dans : Carnet d'inspiration
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