Depuis le 24 décembre rien n'allait plus, quelques coups de ciseaux mal inspirés de mon coiffeur m'avaient fait ce jour-là une tête
d'ado ébouriffée à la mode, avec coup de vent latéral. Tout en ayant fait ce qu'il ne fallait surtout pas faire : m'enlever de l'épaisseur ! Un 24 décembre, sans préparation psychologique, je me
suis donc retrouvé dans la rue avec une coupe qui risquait de faire très peur au père Noël.
15 ans de fidélité à mon coiffeur ruinés en quelques minutes.
Depuis ce moment, j'ai attendu à peu près patiemment (Comment faire autrement ?) que mes cheveux retrouvent de l'épaisseur. Ce qui n'est pas arrivé évidemment. Personne ne m'avait prévenu que des cheveux désépaissis poussaient désépaissis ! Je n'ai pas non plus pensé à demander directement à mes cheveux, suis-je bête !
Je viens donc de passer deux mois à raser les murs à chaque sortie, ne me déplaçant que sous une bâche et avec des lunettes noires. Il était largement temps que je fasse quelque chose. Je n'ai rien contre la coupe de Farrah Fawcett dans Les trois drôles de dames, mais sur moi en fait, bof.
Hier matin, je suis donc parti directement à la recherche d'un nouveau coiffeur. J'ai marché pendant une bonne demi-heure, en examinant une quinzaine de salons tous plus repoussants les uns que les autres. Une déco à vous filer la nausée pendant trois jours, des coiffeurs ringards, des coiffeuses maquillées comme des voitures volées et coiffées comme si elles n'avaient d'autre but dans la vie que de saborder leur propre corporation !
Au bout du compte, je suis arrivé près du parc Monceau où j'ai enfin repéré un grand salon très épuré. Je suis donc entré pour demander si on pouvait me prendre tout de suite sans rendez-vous. Oui, on pouvait : avec un "creative designer's", pour 51 Euros ! D'un seul coup, j'ai eu les cheveux dressés sur la tête. Ce changement brutal a paru faire son effet : on pouvait aussi me proposer un "master designer's" pour 42 Euros. Là, j'ai gentiment expliqué que je voulais juste un coiffeur du genre qui coupe les cheveux, et que je ne voulais pas du tout une coupe à la mode. Mon interlocuteur a réfléchi longuement devant son agenda avant de me proposer de me faire alors couper les cheveux par Bidule, "first designer's", pour 32 Euros. Il m'avait compris, nous parlions finalement presque la même langue !
Je suis donc passé avec Bidule qui m'a tutoyé d'emblée (ça commençait bien !) mais dont l'instinct de survie a saisi tout de suite que je n'étais pas là pour rigoler. Raté une fois, ok, mais pas deux ! J'ai réclamé une coupe années 30, il m'a fait répéter cinq fois ce que je voulais précisément puis s'est lancé très prudemment, sans que je lâche des yeux ses ciseaux, aussi détendu que chez le dentiste.
A un moment donné, alors qu'il venait de reprendre une mèche déjà coupée et que j'avais dit stop, il a eu cette réponse étrange : "Je n'enlève pas d'épaisseur, j'enlève l'effet nuage". Bug dans mon cerveau. Chute vertigineuse et incontrôlée des mes capacités neuronales jusqu'à frôler celles d'une courgette. Ce piqué cérébral n'a heureusement pas duré. Je suis revenu à moi rapidement, mais encore sous le choc. Je venais quand même d'apprendre que je me baladais avec un effet nuage sur la tête, sans avoir jamais été au courant !
Après une heure de coupe, je suis ressorti satisfait, avec une tête radicalement différente. Par contre, en arrivant chez moi, j'ai eu la très désagréable surprise de trouver un étranger confortablement installé. Le type avait même mis mes vêtements !! Quand je lui ai demandé ce qu'il faisait chez moi, il s'est mis à répéter ce que je disais. Plutôt énervant ! C'est quand je l'ai menacé d'appeler la police que tout s'est éclairé : mais bien sûr, j'étais devant un miroir !! Heureusement que je me suis reconnu avant que la police arrive.
15 ans de fidélité à mon coiffeur ruinés en quelques minutes.
Depuis ce moment, j'ai attendu à peu près patiemment (Comment faire autrement ?) que mes cheveux retrouvent de l'épaisseur. Ce qui n'est pas arrivé évidemment. Personne ne m'avait prévenu que des cheveux désépaissis poussaient désépaissis ! Je n'ai pas non plus pensé à demander directement à mes cheveux, suis-je bête !
Je viens donc de passer deux mois à raser les murs à chaque sortie, ne me déplaçant que sous une bâche et avec des lunettes noires. Il était largement temps que je fasse quelque chose. Je n'ai rien contre la coupe de Farrah Fawcett dans Les trois drôles de dames, mais sur moi en fait, bof.
Hier matin, je suis donc parti directement à la recherche d'un nouveau coiffeur. J'ai marché pendant une bonne demi-heure, en examinant une quinzaine de salons tous plus repoussants les uns que les autres. Une déco à vous filer la nausée pendant trois jours, des coiffeurs ringards, des coiffeuses maquillées comme des voitures volées et coiffées comme si elles n'avaient d'autre but dans la vie que de saborder leur propre corporation !
Au bout du compte, je suis arrivé près du parc Monceau où j'ai enfin repéré un grand salon très épuré. Je suis donc entré pour demander si on pouvait me prendre tout de suite sans rendez-vous. Oui, on pouvait : avec un "creative designer's", pour 51 Euros ! D'un seul coup, j'ai eu les cheveux dressés sur la tête. Ce changement brutal a paru faire son effet : on pouvait aussi me proposer un "master designer's" pour 42 Euros. Là, j'ai gentiment expliqué que je voulais juste un coiffeur du genre qui coupe les cheveux, et que je ne voulais pas du tout une coupe à la mode. Mon interlocuteur a réfléchi longuement devant son agenda avant de me proposer de me faire alors couper les cheveux par Bidule, "first designer's", pour 32 Euros. Il m'avait compris, nous parlions finalement presque la même langue !
Je suis donc passé avec Bidule qui m'a tutoyé d'emblée (ça commençait bien !) mais dont l'instinct de survie a saisi tout de suite que je n'étais pas là pour rigoler. Raté une fois, ok, mais pas deux ! J'ai réclamé une coupe années 30, il m'a fait répéter cinq fois ce que je voulais précisément puis s'est lancé très prudemment, sans que je lâche des yeux ses ciseaux, aussi détendu que chez le dentiste.
A un moment donné, alors qu'il venait de reprendre une mèche déjà coupée et que j'avais dit stop, il a eu cette réponse étrange : "Je n'enlève pas d'épaisseur, j'enlève l'effet nuage". Bug dans mon cerveau. Chute vertigineuse et incontrôlée des mes capacités neuronales jusqu'à frôler celles d'une courgette. Ce piqué cérébral n'a heureusement pas duré. Je suis revenu à moi rapidement, mais encore sous le choc. Je venais quand même d'apprendre que je me baladais avec un effet nuage sur la tête, sans avoir jamais été au courant !
Après une heure de coupe, je suis ressorti satisfait, avec une tête radicalement différente. Par contre, en arrivant chez moi, j'ai eu la très désagréable surprise de trouver un étranger confortablement installé. Le type avait même mis mes vêtements !! Quand je lui ai demandé ce qu'il faisait chez moi, il s'est mis à répéter ce que je disais. Plutôt énervant ! C'est quand je l'ai menacé d'appeler la police que tout s'est éclairé : mais bien sûr, j'étais devant un miroir !! Heureusement que je me suis reconnu avant que la police arrive.
Et vous alors, dites-moi tout, quelle relation entretenez-vous avec vos cheveux et votre coiffeur ?
par Philippe
publié dans :
Humour-humeur





L'illusion est presque parfaite de prime abord, la peinture de Walton Ford semble tout droit sortie des pinceaux de quelque ancien naturaliste voyageur. Cet artiste américain reconnu, né en 1960, peint en effet à s'y méprendre à la manière d'un Jean-Jacques Audubon. Mais son propos va plus loin que la simple représentation descriptive. Dans les scènes animalières que représente Walton Ford plane une envoûtante étrangeté faite de cruauté, d'élans mortifères et d'imminence de dangers.
Les éditions Taschen consacrent à Walton Ford un très beau livre en tirage limité intitulé Pancha Tantra (voir chez Deyrolle), à l'occasion duquel l'artiste a réalisé une présentation filmée de son travail dans son studio du Massachusets :
par Philippe
publié dans :
Artistes - créateurs


Il y a quelques jours, A l'ombre d'un olivier en fleurs me demandait des photos de détails, dans cette visite des galeries de paléontologie et d'anatomie comparée qui se poursuit ici. Or les détails, j'adore ça ! Scruter de près un bout de pancréas ou de vertèbre, un bonheur comme on en connaît peu dans sa vie !
Voici donc aujourd'hui quelques vues rapprochées prises dans la galerie d'anatomie comparée, au rez-de-chaussée.
par Philippe
publié dans :
Ambiances



La Bibliothèque Interuniversitaire de Médecine de Paris présente en exposition virtuelle l'herbier de Paolo Boccone. A feuilleter tranquillement de chez soi donc.
"Né à Palerme en 1633, Paolo Boccone est originaire d'une famille de Savona, en Ligurie. Il fait ses études en Sicile, les oriente assez rapidement vers l'histoire naturelle et entreprend de nombreux voyages tant en Italie que dans le reste de l'Europe. Ses expéditions le conduisent à herboriser en Sicile d'abord, puis en Angleterre, en Ecosse, en Hollande, en Belgique, en Allemagne et jusqu'à la frontière russe. En France, c'est son amitié avec Bourdelot alors médecin particulier du grand Condé, qui le conduit probablement à Chantilly. Ses travaux sont connus de toute l'Europe scientifique et loués par Tournefort et Jussieu. On lui reconnaît particulièrement le mérite d'avoir participé à la promotion de la pomme de terre comme plante alimentaire. Ses travaux sur les coraux, sa description de l'Etna lui ont également valu l'approbation de ses contemporains. Paolo Boccone prend l’habit cistercien en 1682 ; il rentre en Italie à la fin de sa vie et meurt en Sicile en 1707. Il semble qu'il travaillait alors à une histoire naturelle de la Corse qui n'a jamais été publiée."
"Né à Palerme en 1633, Paolo Boccone est originaire d'une famille de Savona, en Ligurie. Il fait ses études en Sicile, les oriente assez rapidement vers l'histoire naturelle et entreprend de nombreux voyages tant en Italie que dans le reste de l'Europe. Ses expéditions le conduisent à herboriser en Sicile d'abord, puis en Angleterre, en Ecosse, en Hollande, en Belgique, en Allemagne et jusqu'à la frontière russe. En France, c'est son amitié avec Bourdelot alors médecin particulier du grand Condé, qui le conduit probablement à Chantilly. Ses travaux sont connus de toute l'Europe scientifique et loués par Tournefort et Jussieu. On lui reconnaît particulièrement le mérite d'avoir participé à la promotion de la pomme de terre comme plante alimentaire. Ses travaux sur les coraux, sa description de l'Etna lui ont également valu l'approbation de ses contemporains. Paolo Boccone prend l’habit cistercien en 1682 ; il rentre en Italie à la fin de sa vie et meurt en Sicile en 1707. Il semble qu'il travaillait alors à une histoire naturelle de la Corse qui n'a jamais été publiée."
par Philippe
publié dans :
Sur internet on trouve...
A
l'intérieur d'une vitrine de la galerie des invertébrés au deuxième étage. Depuisl'inauguration en 1898 rien n'a bougé...
Une
partie de la galerie de paléontologie des vertébrés du premier étage. Les restes debestioles toutes plus sympathiques les unes que les autres !
par Philippe
publié dans :
Ambiances

Adryade
Racines, bois et cire
Création de Charlotte Charbonnel
Une douzaine d'artistes contemporains (dont Charlotte Charbonnel) explorent l'étrange et l'insolite à la galerie Defrost à Paris. Plus que quelques jours pour aller jeter un oeil, l'exposition s'achevant le 8 mars. Mais si vous jetez un oeil, n'oubliez
pas de le reprendre en partant, il risquerait de finir sous cloche ou dans un bocal !
Impossible to capture
Galerie Defrost
7 rue du Vertbois
75003 - Paris
Ouverte du mardi au samedi de 14 h à 19 h
par Philippe
publié dans :
Artistes - créateurs


Les amis, j'ai réalisé exprès pour vous un safari photo au Muséum d'Histoire naturelle et j'ai rapporté de cette
excursion de nombreux clichés. L'entreprise était il est vrai assez aisée car il n'y a pas plus tranquille devant l'objectif qu'un lézard éventré baignant dans son bocal de formol. Même chose
avec un squelette de dinosaure. Je l'avoue d'ailleurs volontiers, c'est un souci de facilité qui m'a conduit au Muséum d'Histoire naturelle. Moins paresseux, je serais bien entendu parti photographier des dinosaures dans la nature.
Je vous montrerai mes photos en plusieurs fois et elles n'épargneront pas les âmes sensibles, je préfère vous prévenir. Je sais déjà que bon nombre d'entre vous êtes très choqués par celle qui se trouve ici en haut à droite. Je vous vois le souffle court, le regard frémissant d'horreur devant le spectacle à peine soutenable de ce parquet même pas ciré ! Soyez forts, et dites-vous que c'est le propre d'un bon reportage d'être sans concession à la vérité !
Je vous montrerai mes photos en plusieurs fois et elles n'épargneront pas les âmes sensibles, je préfère vous prévenir. Je sais déjà que bon nombre d'entre vous êtes très choqués par celle qui se trouve ici en haut à droite. Je vous vois le souffle court, le regard frémissant d'horreur devant le spectacle à peine soutenable de ce parquet même pas ciré ! Soyez forts, et dites-vous que c'est le propre d'un bon reportage d'être sans concession à la vérité !
par Philippe
publié dans :
Ambiances

par Philippe
publié dans :
Ambiances


J'ai chiné il y a peu un cahier d'écolier de 1938 portant sur l'histoire naturelle, l'anatomie et la physiologie humaine. Quand j'ai aperçu le petit cerveau gris-bleu,
vous pensez si j'ai été ému ! Quant à la tête du squelette, elle avait exactement mon sourire crispé et mon regard vide. Aucune hésitation donc, je suis reparti avec.
Ce clin d'oeil anatomique est l'occasion de vous signaler que l'esprit des cabinets de curiosités régnera sur Gris-bleu pendant quelques temps. Son fil conducteur sera essentiellement visuel et décliné autour de la photographie, de l'art contemporain, de la taxidermie, du dessin etc. Une thématique qui sera aussi sans doute l'occasion de créations personnelles.
Ce clin d'oeil anatomique est l'occasion de vous signaler que l'esprit des cabinets de curiosités régnera sur Gris-bleu pendant quelques temps. Son fil conducteur sera essentiellement visuel et décliné autour de la photographie, de l'art contemporain, de la taxidermie, du dessin etc. Une thématique qui sera aussi sans doute l'occasion de créations personnelles.
Bon début de semaine à tous.
par Philippe
publié dans :
Chiné-acheté-trouvé

Statue équestre de Louis XIV de Bernini, cour Napoléon (Louvre).
Du moins ici sur la photo, le cheval, pas Louis XIV. Je le précise à cause des bouclettes et pour les oublieux qui n'auraient pas mis leurs lunettes.
En revanche, vous pouvez apercevoir un morceau de la jambe droite de Louis XIV, en bas, un peu à gauche. Une jambe royale sans bouclettes. J'ai donc bien veillé à n'en montrer qu'un bout. Je n'allais tout de même pas infliger à mes chers lecteurs la totalité d'une jambe même pas coiffée !
par Philippe
publié dans :
Paris sous l'objectif


Un anthropologue en déroute