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Si la pluie fait le malheur des uns, elle fait le bonheur des autres. Côté jardin, mon helxine par exemple, cette
petite plante moussue, montre sa satisfaction à tout le monde en s’étalant chaque jour un peu plus. Elle fait la belle et nargue ostensiblement le cactus d’à côté. Elle fait moins la fière en
revanche quand Alfred, Freddy Labavouille comme on le surnomme dans le coin, lui passe dessus. C'est qu'Alfred est lui aussi un grand adepte des averses. Pas la peine de lui offrir un parapluie
par exemple, il l’accepterait avec une gentillesse un peu embarrassée, mais au fond ça ne lui ferait pas plaisir du tout.


Merci encore Barbara , je l'adore !

La mort, cette chose affreuse si difficile à regarder en face...La Renaissance l'a pourtant
regardée de très près, nourrissant pour elle un intérêt fortement macabre, l'examinant dans toute son horreur, objet de questionnements nouveaux. La conception chrétienne d'un passage vers
l'au-delà ne va plus tout à fait de soi, les découvertes de Galilée notamment, bouleversant l'idée que l'homme se faisait de sa place dans le cosmos, consacrent la naissance d'une conscience
humaine plus individualisée qui se met à interroger vivement la mort, à l'envisager comme finitude et, dès lors, à en regarder toute l'abomination. Si le XIXème siècle tend à faire
disparaître la mort des représentations, la morgue reste un lieu public de visites où l'on se déplace en famille pour la contempler. Depuis, elle n'a cessé de s'effacer davantage, la baisse du
taux de mortalité l'a rendu de moins en moins visible et elle est désormais reléguée dans la stricte sphère privée. Les idéaux de bonheur et de plaisir qui sont les nôtres depuis la deuxième
partie du XXème siècle, s'accommodant mal de cet ultime obstacle, ont poussé la logique de l'oubli à son point le plus abouti.
A cet égard, des promenades dans un cimetière comme le Père Lachaise sont instructives. Il est étonnant en effet de voir comment les visiteurs s'y comportent : on parle et on rit fort, on
téléphone, on mange son sandwich, on visite les morts comme on irait voir quelque chose d'inédit qui ne nous concerne plus, ou que de très loin. L'outrance des comportements, au delà de
l'incorrection, donne bien la lecture de ce désir d'oubli, comme si ces sépultures ne pouvaient plus rien nous dire sur nous-mêmes...

Ah-ah, on rigole moins là ! On vient sur Gris-bleu pour se détendre et paf, on se retrouve au cimetière ! Enfin...façon de parler bien sûr !
De toute façon, vu le sous-titre de mon site, je pouvais difficilement ne pas en parler un jour : l'art de vivre n'est-il pas, comme le disait si bien Pierre Tombale en son temps, ce qui précède l'art de mourir ?
En plus, je suis quand même super sympa, je laisse de quoi ravir les amateurs de belles patines :
Cimetière du Père Lachaise
Métro : Gambetta, Père Lachaise, Phillipe Auguste
Horaires
Du 6 novembre au 15 mars :
- du lundi au vendredi : 08h00-17h30
- samedi : 08h30-17h30
- dimanche et jours fériés : 09h00-17h30
Du 16 mars au 5 novembre :
- du lundi au vendredi : 08h00-18h00
- samedi : 08h30-18h00
- dimanche et jours fériés : 09h00-18h00
Le public n'est plus admis un quart d'heure avant la fermeture.
Pour l'histoire du Père Lachaise :
Les amis et passionnés du Père Lachaise
Les buis attendent d'être taillés, la grande fleur orangée du clivia est apparue rapidement, mes 15 boutures de géranium ont toutes pris racine et les impatiens, simples ou doubles, commencent leur marathon florifère...








Un anthropologue en déroute